Pour parti­ciper à Wimbledon, Medvedev et les joueurs russes devront prouver qu’ils ne sont pas des parti­sans de Vladimir Poutine

108396

À l’heure où la Grande‐Bretagne mène une véri­table chasse aux sorcières concer­nant les person­na­lités russes suite à la guerre entre la Russie et l’Ukraine, on a appris de la bouche du ministre des Sports britan­nique, Nigel Huddleston, que le gouver­ne­ment allait demander une sorte « d’as­su­rance » aux athlètes russes dési­rant parti­ciper à un évène­ment sportif outre‐Manche.

« Nous avons besoin d’avoir l’as­su­rance que les joueurs russes ne sont pas des parti­sans de Vladimir Poutine et nous exami­nons les exigences dont nous pour­rions avoir besoin pour obtenir des assu­rances dans ce sens. »

Par exemple, l’ac­tuel numéro 1 mondial, Daniil Medvedev, pour­rait se voir inter­dire l’accès à Wimbledon à moins qu’il ne four­nisse des assu­rances publiques qu’il n’est pas un partisan de Vladimir Poutine.

En somme, le gouver­ne­ment britan­nique prend d’une certaine manière en otage les athlètes russes en les plaçant dans une situa­tion très incon­for­table. Car si l’écra­sante majo­rité des joueurs et joueuses sont évidem­ment contre la guerre, se prononcer publi­que­ment contre Vladimir Poutine et sa poli­tique pour­rait s’avérer dange­reux pour eux et leurs familles. 

A propos de l’auteur

Thomas S

Préférant sacri­fier des après‐midis dehors avec les copains pour suivre Roland‐Garros à la TV, Thomas a toujours eu le désir de vivre de sa passion. C’est par l’écri­ture et le jour­na­lisme qu’il concré­tise son rêve en inté­grant la rédac­tion de We Love Tennis en avril 2017 en tant que pigiste, avant de devenir rédac­teur en chef en août 2021. Une aven­ture vouée à se pour­suivre aussi long­temps que possible.