Andrew Jarrett, ça ne vous dit rien ? Après une carrière presque anonyme, l’ancien joueur de double s’est reconverti en arbitre. Depuis le retrait d’Alan Mills, il est même devenu THE arbitre à Wimbledon. Il a accordé un entretien exclusif à The Tennis Space, où il évoque principalement les crises de colère chez les enfants, ainsi que les relations parents‐enfants dans le monde du tennis. Plutôt instructif.
« Votre enfant a besoin de savoir qu’en agissant comme ça, il aide son adversaire. Si j’étais l’adversaire de l’enfant qui pique sa crise, je serais ravi et enchanté car je sais qu’il ne serait pas concentré. Quand l’adversaire ne se concentre pas, c’est une bonne nouvelle. Dans ces cas là, l’enfant doit comprendre qu’il doit couper court à cette absurdité aussi vite que possible. Il ne doit penser qu’à une seule chose, gagner le match.
Parfois vous pouvez voir des parents entrer sur le court pour dire « donne moi ta raquette, tu ne joueras plus pendant une semaine », un an ou je ne sais quoi. Mais c’est juste une façon de traiter ça. Il n’y a pas de règle universelle, tout le monde est différent. Il faut regarder la situation dans sa globalité et trouver la meilleure solution. Ce n’est pas facile, car ça peut rapidement s’enflammer et endommager la relation.
C’est habituellement le mieux pour les parents de rester des parents et ne de pas interférer. Quand c’est possible, je pense que les parents ne doivent pas intervenir. C’est le rôle des entraîneurs. Les parents doivent rester au second plan. C’est difficile quand les parents franchissent le pas et endossent le rôle d’entraîneur. Mais pas impossible. Il y a des exemples concluants, mais pour la plupart ça se finit mal et souvent la relation est détruite. Et c’est vraiment triste car la relation parent‐enfant est la plus spéciale et doit être protégée à tout prix… »
Lien de l’interview originale
Marion Bartoli ou Caroline Wozniacki pourraient‐elles témoigner ?
Publié le jeudi 25 avril 2013 à 15:50


