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Antoine Sire

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Antoine Sire est le directeur de la communication de BNP PARIBAS qui fêtera cette année le 35ème anniversaire de son partenariat avec Roland-Garros. Raison de plus pour faire un point avec le plus gros sponsor du tennis dans le monde.

Les bâches BNP de notre enfance sont aujourd’hui devenues les bâches BNP Paribas. A votre avis vous êtes pour combien de temps encore à Roland-Garros ?

Ca c’est une bonne question parce que je ne sais pas encore quand arrivera la fin du monde. A priori jusqu’à la fin du monde, sauf incident majeur, on aimerait y rester.

Vous êtes effectivement un des plus vieux partenariat au monde, très naïvement quel est l’intérêt pour une banque de rester associée à ce même évènement sportif depuis tant d’années ?

D’abord il y a un très fort intérêt pour une marque d’être associée à un évènement sympathique où cette marque est très visible. Vous savez que BNP Paribas est la 2ème marque mondiale française par sa valeur après Louis Vuitton et ça ce sont des organismes extérieurs qui le mesurent en référence a un niveau de notoriété, au niveau d’attrait, au niveau de capacité de conviction et de confiance. Nous on est deuxième et on pense que le tennis, grâce aux deux milliards de téléspectateurs qui regardent Roland-Garros et qui regardent la Coupe Davis, grâce aux 60 000 invités de relations publiques de BNP Paribas sur tous les évènements tennis que nous parrainons, tout ça contribue au rayonnement de la marque.

Mais pourquoi choisir spécifiquement le tennis ?

C’est comme les histoires d’amour, il y a un peu de prédestination mais aussi un peu de hasard parce qu’en 1973, Monsieur Chatrier, président de la Fédération a appelé Monsieur Ledoux, président de la BNP, et il lui a dit « Ecoutez, j’ai besoin de construire des loges en fond de court. Ce serait sympa si vous me donniez un peu d’argent pour faire les loges, et j’écrirais BNP sur les loges ». Et à l’époque, le président Ledoux avait dit « Ok, d’accord, très bien, faisons affaire pour 300 000 francs ». Après évidemment le prix de bâches a légèrement augmenté depuis mais la qualité et l’ampleur médiatique de l’évènement a un peu augmenté également (Sourires).

En gros on est passé de 300 000 francs à combien ?

Ecoutez, aujourd’hui, l’ensemble de notre investissement tennis au niveau mondial avec Roland-Garros, la Coupe Davis, la Fed Cup et le Masters de BNP Paribas de Paris, tout ça fait autour de 20 millions d’euros. La partie Roland-Garros seul, c’est 7 à 8 millions d’euros.

En tant que parrain présent depuis des années dans le milieu, est-ce que vous pouvez ressentir la mondialisation de ce sport ?

C’est vraie que le monde qui se dessine est un monde dans lequel l’Asie, le Brésil, les pays du bassin méditerranée occupent une place de plus importante. Et soit à travers le tennis masculin, soit à travers le tennis féminin, pas toujours d’ailleurs dans les mêmes zones, on voit arriver des pays nouveaux dans le tennis. La Russie par exemple est devenue un pays majeur du tennis. La raison pour laquelle le tennis accompagne cette mondialisation, c’est que c’est un des très rares sports mondiaux qui se joue selon les mêmes règles. Si vous regardez les Etats-Unis, le football américain n’a rien à voir avec notre football mais il reste plus important que le soccer. Si vous regardez le rugby, c’est l’affaire d’une quinzaine de pays qui sont passionnés, mais pas plus que ça. Si vous regardez le sport automobile, on sait très bien que sa présence aux Etats-Unis est superficielle parce que les spectateurs américains ne s’intéressent qu’à la NASCAR. En revanche le tennis est vraiment mondial, avec un retentissement homogène. C’est pour ça que quand un pays arrive sur la scène mondiale, il arrive également sur la scène mondiale du tennis, et nous ça nous va très bien.

Plus personnellement, quel est votre plus grand souvenir de tennis ?

Je crois qu’on est tous marqué par les grands moments de tennis de notre vie d’étudiant. Moi, si vous voulez, quand Noah a gagné Roland-Garros, j’étais en train de réviser des examens très importants. (NDLR : pour entrer à l’ENA)

Donc difficiles en conséquence vu Roland-Garros…

(Sourires) Oui difficiles parce que je révisais mes examens devant Roland-Garros. Noah était en train de gagner, j’étais très en retard sur mon programme de révision et je garde d’abord ce souvenir des bâches qui n’étaient pas BNP Paribas mais BNP, et je ne savais pas qu’un jour je deviendrais responsable de la communication de ce groupe. Mais je garde surtout comme un souvenir important de ma vie ce dimanche de juin 1983 où je montais le son de la télévision pour suivre le match puis je le redescendais pour réviser. C’était horrible. Et finalement Noah a gagné et moi j’ai eu mon examen. Tout s’est bien terminé.

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