AccueilInterviewsAscione : "Je suis fier de l'événement que l'on va proposer"

Ascione : « Je suis fier de l’évé­ne­ment que l’on va proposer »

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Le projet de démé­nager la date de Nice à Lyon était un chal­lenge qu’il fallait avoir le courage de relever. Toute l’équipe de Thierry Ascione, le direc­teur de l’Open Parc Auvergne‐Rhône‐Alpes y est parvenu. L’Open Parc Auvergne‐Rhône‐Alpes sera donc l’évé­ne­ment à ne pas manquer du 20 au 27 mai dans l’écrin magni­fique du Parc de la Tête d’Or. Entretien vérité avec Thierry Ascione, son directeur.

La première actua­lité c’est fina­le­ment l’an­nonce que vous avez faite début février concer­nant la venue de Milos Raonic, n°4 mondial ?

Il est certain qu’a­voir un joueur du Top 5 sur un ATP250 est un petit exploit. Ce qui a séduit Milos c’est qu’il est sûr de pouvoir trouver des condi­tions simi­laires à celles de Roland‐Garros. On aura la même terre‐battue, les mêmes balles. Il a aussi été enthou­siaste par le projet en général, le fait que le site soit excep­tionnel a aussi pesé dans la balance. La période juste avant un tournoi du Grand Chelem est impor­tante, les joueurs ont besoin d’être perfor­mants mais aussi de pouvoir jouir d’un certain calme. À Lyon, tout est réuni pour cela, ce qui n’est pas forcé­ment le cas à Paris surtout à cette période car c’est quelques fois un peu compliqué à Roland‐Garros.

Raonic, Tsonga, on peut dire que vous envoyez du lourd ?

C’est le retour du tennis de haut‐niveau à Lyon. On avait annoncé que l’on avait des ambi­tions, le plateau sportif fait partie inté­grante de cette logique. Et j’ai envie de dire que ce n’est pas fini car on travaille encore sur ce sujet. Ce n’est jamais terminé. On peut toujours avoir une belle surprise de dernière minute suivant le calen­drier et les perfor­mances des top players.

L’ambition est donc de faire vibrer le cœur des Lyonnais au sein de leur Parc de la Tête d’Or ?

Vous avez bien résumé (rires). Le tournoi va se jouer effec­ti­ve­ment dans un lieu magni­fique, c’est une chance que nous a offert la ville. De plus, avec la proxi­mité de la Cité Internationale, on a tout pour réaliser un bel événe­ment. On est conscient de tout cela, et on ne veut pas déce­voir, on a un vrai enga­ge­ment à tenir auprès de la Région Auvergne‐Rhône‐Alpes, de la Ville de Lyon mais aussi auprès de tous les passionnés de tennis et ils sont nombreux.

Si le Parc de la Tête d’Or est un écrin, il va quand même falloir l’amé­nager, comment allez vous vous y prendre ?

Oui, mais c’est aussi ce qui est inté­res­sant et on a déjà fait des vrais choix. Le central sera donc dans le vélo­drome, il pourra accueillir 4 000 personnes. On construira aussi trois courts annexes, ils seront situés à 100m du stade prin­cipal. À cela, on rajoute un beau village grand public, et un espace VIP de plus de 2 500 m².

Quelle est votre poli­tique en termes de billetterie ?

Seul le central sera payant, les courts annexes seront en libre accès, les visi­teurs n’au­ront pas besoin de billets. On tenait vrai­ment à offrir gratui­te­ment du tennis. Sur ces trois terrains auront lieu des matchs du début de la semaine et c’est aussi sur ses terres battues que les joueurs s’en­traî­ne­ront. En allant se promener pour une ballade dans le Parc, on aura donc l’oc­ca­sion de voir de grands cham­pions, je trouve ça plutôt inédit.

On vous sent enjoué…

C’est le cas, ce tournoi est une vraie aven­ture humaine avec Gaëtan Muller, l’équipe de Jean‐François Caujolle que l’on ne présente plus, et Pascal Biojout qui connaît bien le tennis puis­qu’il est entre autre le créa­teur de l’Open WTA de Limoges. On a une vraie dream team et je dois dire que je suis aussi assez surpris de la vitesse avec laquelle les choses se mettent en place.

Pouvez‐vous être plus précis ?

Cela fait trois ans et demi que l’on travaille avec Gaëtan sur cette idée d’un gros tournoi sur Lyon. Et puis tout s’est accé­léré avec le fait que Jean‐François Caujolle voulait partir de Nice. Très vite, tous ensemble, on a senti qu’il y avait une belle aven­ture à construire. Malgré tout, on a démarré assez tard quand on connaît natu­rel­le­ment les délais qu’il faut pour convaincre les parte­naires, les insti­tu­tions sur un tel événe­ment. Mais dès le début, la Région Auvergne‐Rhône‐Alpes notam­ment nous a fait confiance et c’est une vraie satis­fac­tion. Puis, force est de constater que depuis notre annonce offi­cielle en novembre, il y a un vrai engoue­ment, on sent que notre projet est compris, adopté, plébiscité.

Lors de cette confé­rence de presse, Jo‐Wilfried Tsonga a été présenté comme ambas­sa­deur, quel est exac­te­ment son rôle ?

Beaucoup de tour­nois ont un ambas­sa­deur. Là, Jo‐Wilfried sera plus que cela. Outre le fait qu’il sera l’une des stars du plateau, il va bien sûr s’im­pli­quer auprès de nos parte­naires. D’ailleurs, il parti­cipe acti­ve­ment à la construc­tion de l’évé­ne­ment, il donne son avis éclairé, son exper­tise a été un vrai plus pour faire des choix.

En tant que lyon­nais, qu’est-ce que cela fait de se dire que l’on revient sur ses terres à la tête du 1er Open Parc Auvergne‐Rhône‐Alpes ?

De la fierté forcé­ment mais aussi l’envie d’y être. C’est aussi des souve­nirs car c’est dans cette région que j’ai grandi, que j’ai gravi des éche­lons pour devenir joueur de tennis profes­sionnel. C’est une belle émotion.

Est‐ce que des anima­tions spéciales sont prévues durant la semaine, et comment allez‐vous faire vivre le site ?

On va mettre en place un « Sunday Start » avec une poli­tique tari­faire très attrayante. On veut que ce dimanche lance les festi­vités. Après concer­nant l’ani­ma­tion du site, le village grand public sera construit dans le but d’être un point de rencontres pour tous les passionnés de tennis.

Est‐ce facile d’être le coach de Jo‐Wilfried Tsonga et en même temps direc­teur d’un tournoi de ce niveau ?

Je ne vais pas me plaindre. Au début, il y avait un peu de stress, main­te­nant c’est terminé. Avec les équipes de Gaëtan Muller, Pascal Biojout et Jean‐François Caujolle, les rôles sont bien répartis, leur expé­rience est un atout pour avancer avec effi­ca­cité. J’apprends aussi énor­mé­ment, c’est toujours enri­chis­sant d’ac­quérir de nouvelles compétences.

Qu’est‐ce que vous aime­riez dire le soir du samedi 27 mai ?

Que l’on ait un beau vain­queur dans un stade plein, que la semaine soit celle des amou­reux du tennis, que le public s’ap­pro­prie l’évé­ne­ment. Forcément je connais beau­coup de tour­nois, il est quand même très rare d’avoir un envi­ron­ne­ment aussi attrayant, mise à part Monte‐Carlo qui est unique, je ne vois pas.

Open Parc Auvergne‐Rhône‐Alpes déjà au top

Si l’on calcule une moyenne des joueurs du top 10 sur les tour­nois ATP 250, on arrive à un chiffre de 0,5. Si on enlève les tour­nois de Marseille, Brisbane, et Doha, on tombe à 0,2. Autant dire qu’avec Milos Raonic, et un Jo qui sera sûre­ment de retour dans le Top 10 (il était 14e, la semaine du 30 janvier), l’Open Parc Auvergne‐Rhône‐Alpes sera sans nul doute au sommet de la pyramide.

Une program­ma­tion efficace

Quatre matchs par jour seront programmés sur le central avec le Match of The Day qui débu­tera à 18h. D’ailleurs, la billet­terie est ouverte. Les diffé­rentes offres sont dispo­nibles sur le site offi­ciel du tournoi : www.openparc.com. À noter que des tarifs spéciaux ont été mis en place pour les licen­ciés tennis de la région Auvergne‐Rhône‐Alpes. 

Lyon, le 4e

Il y a en France 4 tour­nois du circuit ATP250. Lyon complète donc la liste avec l’Open Sud de France, l’Open 13 de Marseille, et le Moselle Open qui a failli dispa­raître. À signaler que seul l’Open Parc Auvergne‐Rhône‐Alpes se joue en exté­rieur. « Je suis content que le Moselle Open soit resté en France, les ATP250 sont de vrais vitrines de notre sport, la France est un pays de tennis, quatre tour­nois de ce calibre, je trouve cela bien » explique Thierry Ascione.

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