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Gaël Monfils : « Ça fait 21 ans que je suis conçu pour bander en finale de Roland Garros »

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Après Gasquet à Wimbledon, Tsonga à l’Open d’Australie, Gaël Monfils est deve­nu le troi­sième fran­çais en moins d’un an à atteindre – au moins – le der­nier car­ré d’un Grand Chelem. Pour la Monf’, la demi‐finale à venir contre Roger Federer, n’est qu’une étape de plus vers le titre.

On a l’im­pres­sion qu’au fur et à mesure des matchs, tu deviens de plus en plus fort…
Oui, c’est sûr. Je monte en puis­sance pro­gres­si­ve­ment, je trouve mes marques, je sens mieux mon jeu, je lis mieux le jeu, je me lâche plus. J’arrive davan­tage à faire le jeu avec mon coup droit. Encore une fois, petit à petit, je monte, mais il reste encore pas mal de choses à régler.

Qu’est ce qu’il te reste à régler ?
Mieux ser­vir, parce que je pense que je peux beau­coup mieux ser­vir. Ma deuxième balle, elle ne va pas super vite, je ne la place pas très bien encore, et je fais pas mal de doubles. Le pour­cen­tage de pre­mières, aus­si, il n’est pas au top. Je ne slice pas très bien, ça peut être une grosse arme mais en ce moment, je le sens un peu moins bien. Et der­rière, peut‐être mon­ter un peu plus aus­si. Encore une fois, essayer d’être encore plus per­for­mant dans mon jeu vers l’a­vant ; ça com­mence à venir, même bien, mais il manque encore quelque chose.

Comment expliques‐tu que Ferrer craque phy­si­que­ment si tôt dans le match ?
Il était pas mal enta­mé, il avait déjà fait deux matches de 5 sets, j’é­tais un peu plus frais que lui, j’é­tais en bonne condi­tion. J’ai eu un peu plus de réus­site que lui aujourd’­hui, un peu plus de phy­sique. Mais bon, j’ai eu aus­si un coup de moins bien dans le deuxième set. J’ai per­du 2–3 ral­lyes qui m’ont fait un peu mal. Souvent, quand on perd des ral­lyes, on a tout de suite un petit coup de mou. Mais après, je pense que je me suis bien remobilisé.

Tu as joué Federer à Miami et à Monte‐Carlo, que gardes‐tu comme sou­ve­nir de ces deux défaites ?
Ce n’é­tait pas le même contexte, mais je pense que je jouais pas mal, je n’a­vais pas réus­si à très bien le gêner, mais je mon­tais en puis­sance. J’arrive avec un peu plus de confiance, c’est sûr, ces matches‐là, à Monte Carlo, ont bâti la confiance que j’ai actuellement.

Et concer­nant le match de vendredi ?
Ca va être un gros match, mais le match des matches, c’est pas sur une demie, c’est sur une finale. Là, ce sera un très, très gros match, un match très impor­tant pour l’ins­tant, le plus impor­tant de ma car­rière, mais ce n’est pas encore le game 7. Je le vois très dur. Mais en même temps, on est près de l’ob­jec­tif. On a encore plus de moti­va­tion et ça fait quand même 21 ans que je suis conçu pour ban­der à ce moment‐là, en finale de Roland Garros, je ne vais pas le lais­ser passer !

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