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Interview WLT – Gachassin : « Il faut à tout prix défendre la Coupe Davis ! »

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A l’issue d’un week‐end mémo­rable pour le tennis fran­çais, Jean Gachassin s’est confié à GrandChelem/Welovetennis. Le Président de la Fédération Française de tennis ne s’est pas gêné pour comparer « ses » joueurs à ceux de l’équipe de France de foot. L’ex‐joueur de rugby a égale­ment voulu ré‐insister sur les qualités de cette épreuve par équipe qu’est la Coupe Davis. Interview exclusive.

On vous a vu insister sur la fierté de porter le maillot de l’équipe de France, pourriez‐vous revenir là‐dessus ?

Tout à fait, c’est un honneur d’être sélec­tionné en équipe de France, c’est merveilleux. Et il ne faut pas galvauder cela. Il faut que cela reste et demeure un grand grand honneur de porter le coq. Et c’est vrai que sur ce point, les joueurs de l’équipe de France de tennis, et je dis bien de tennis, ont été merveilleux. On l’a vu sur le terrain où ils se sont défoncés. Ils se sont dépensés pour les copains, pour la France et puis pour la FFT, pour tous les diri­geants. Et tout ça, ce sont des moments merveilleux, des moments de bonheur qu’on ne peut vivre que grâce au sport. Il n’y a qu’en sport qu’on peut ressentir tant d’émotions, tant de bonheur !

Je vous ai entendu dire que le tennis et le rugby étaient les deux meilleurs sports.

Ça c’est sûr ! (Rires ) Pour le foot­ball on verra plus tard !

Est‐ce qu’il y a une image en parti­cu­lier qui vous a marqué ce week‐end ?

Oui il y a un moment qui m’a marqué. Je ne parle pas au point de vu jeu parce qu’il y a eu telle­ment de beau jeu. Regardez, même les matches d’aujourd’hui (l’interview a été réalisée dimanche), il y a eu du beau jeu parce que les joueurs se sont battus, ils voulaient gagner. L’image de ce week‐end, c’est quand Forget, après la victoire en double, est venu nous voir en tribune prési­den­tielle et a remercié tous les élus, béné­voles, diri­geants, tout le tennis fran­çais. Et ça, ça va droit au cœur. Il a renou­velé ces remer­cie­ments quand il a présenté et remercié son équipe à la fin du week‐end, c’est fort…

On vous voit très proche des joueurs, ils vous incluent dans leur fête dans les vestiaires après la rencontre, vous venez les voir jouer et les supporter dans les tour­nois fran­çais (il coupe)

C’est ma passion, c’est le tennis, et j’en suis passionné ! Toute l’équipe de la Fédération, ce sont des passionnés. Vous savez pour être béné­vole aujourd’hui, il faut être passionné et compé­tent. Compétents je ne sais pas si on l’est mais passionnés je peux vous assurer que oui ! (Rires) Quant à la douche samedi, il faisait très chaud, on a demandé aux joueurs de nous mettre un peu d’eau sur le visage, ça fait du bien de se faire arroser (Rires) ! Mais je suis très heureux qu’ils l’aient fait, ça montre la commu­nion qu’il y a entre les joueurs et les dirigeants. 

Les demi‐finales main­te­nant, comment envisagez‐vous cette rencontre face à l’Argentine ?

C’est un nouveau match. C’est un éternel recom­men­ce­ment. On a la spirale de la victoire, mais il faut retourner se préparer. Un match reste un match. L’Argentine, ce sera diffi­cile. A nous de bien nous préparer, au capi­taine de bien préparer cette équipe, à lui d’être souvent au contact des joueurs, de les suivre dans les tour­nois, de leur télé­phoner, de les faire dialo­guer ensemble. Je pense qu’on partira à 50/50. Celui qui gagne c’est celui qui en veut le plus. J’espère que les Bleus en voudront juste un petit peu plus que les Argentins !

Est‐ce qu’il y a une demi‐finale dans l’histoire de la Coupe Davis qui vous a marqué ?

C’était une finale qui m’a le plus marqué. La finale à Malmö contre les Suédois. On a terminé à 23h le soir, il y avait eu des balles de match contre nous, on les a sauvées, et ensuite on s’était imposés. Ce sont des moments très forts. La preuve, on en parle encore ! 


Pourriez‐vous quali­fier la Coupe Davis en quelques mots ?

La Coupe Davis, c’est une épreuve indis­pen­sable dans le tennis. Dans un sport indi­vi­duel tel que le tennis, on a la chance de pouvoir former une équipe et ça c’est formi­dable. Il faut à tout prix défendre la Coupe Davis. Ce sont des moments merveilleux. Regardez on est dans des ligues, on orga­nise cela, les béné­voles sont ravis, ils se mobi­lisent, que ce soit les arbitres, les ramas­seurs de balles… Bref, c’est la fête du tennis dans les ligues. Il faut conserver la Coupe Davis.