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Julien Boutter, Directeur du Moselle Open : « Un gros tournant dans l’histoire du tournoi »

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A l’heure du lance­ment du Moselle Open 2011, Julien Boutter, son Directeur, a présenté, pour Welovetennis, une édition pleine de nouveautés… 

Entre un démé­na­ge­ment réussi et un plateau de qualité, ce Moselle Open 2011 s’annonce sous les meilleurs auspices…

Oui ! On a un beau plateau, très homo­gène, avec des joueurs charis­ma­tiques, qui ont déjà marqué le tennis et qui le marquent encore aujourd’hui. Je pense à Ivan Ljubicic ou Marcos Baghdatis… Mieux, on a pas mal de joueurs fran­çais, avec, en premier lieu, notre ambas­sa­deur, Jo‐Wilfried Tsonga. Mais aussi Richard Gasquet, Michael Llodra… Plus des jeunes joueurs très promet­teurs, amenés à être top 10 dans un futur proche, Alexandr Dolgopolov, Milos Raonic ou Grigor Dimitrov… Et puis, des plus ou moins locaux, des Belges, des Allemands, des Luxembourgeois – Kohlschreiber, Malisse, Rochus, Müller, qui a fait un très beau parcours à l’US Open… Voilà, c’est un très beau plateau !

Justement, comment avez‐vous réussi à former un tel plateau ?

C’est un travail de longue haleine. On a commencé il y a un an déjà, puisque l’association avec Jo (Tsonga) a été travaillée en amont. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il va être notre ambas­sa­deur pour les trois prochaines années. Mais, dès janvier, j’étais aussi à Melbourne pour discuter avec des joueurs, prendre des contacts, etc. C’est un travail multi‐facettes, de budget, de rela­tionnel, aux ques­tions liées à la dispo­ni­bi­lité des joueurs ou du calen­drier… Soit beau­coup de choses à faire, à utiliser et à para­mé­trer pour arriver à un plateau comme celui‐ci.

Ce démé­na­ge­ment à Metz‐Expo, c’est un gros tour­nant dans l’histoire du tournoi ?

Oui, c’est un gros tour­nant dans l’histoire du tournoi. Le premier, ça avait été le rachat en 2009. Là, on était arrivés aux limites des Arènes (NDLR : l’ancien site). On a donc décidé de changer de site pour améliorer les choses, l’accueil du public, des jeunes, des joueurs, de nos parte­naires… L’idée, c’était de leur donner encore plus d’espace et de leur proposer encore plus d’événements. La déci­sion s’est prise très rapi­de­ment. L’ATP y a pris part, ils sont venus, ils ont regardé le nouveau site… et voilà !

« Jo‐Wilfried Tsonga va être notre ambassadeur pour les trois prochaines années »

Deux wild­cards ont été attri­buées à Kenny de Schepper et Arnaud Clément. Pourquoi ces choix ?

L’une des nouveautés, cette année, c’est juste­ment une trans­pa­rence complète entre la Fédération et le tournoi, trans­pa­rence rendue possible par une nouvelle conven­tion. Dans cette conven­tion, il y a une wild­card réservée à la FFT et c’est le jeune Kenny de Schepper qui a été choisi. C’est un grand gaucher, de plus de deux mètres, au bel état d’esprit et qui travaille beau­coup. Il a une belle progres­sion, puisqu’il était au‐delà de la 600ème place, en début d’année, et pointe, aujourd’hui, aux portes du top 100. Ce choix, c’est la FFT qui l’a fait, car on estime qu’elle est bien la plus à même de déter­miner quel joueur est le plus méri­tant. La deuxième wild­card, attri­buée à Arnaud Clément, c’est notre volonté. Là, c’est l’affectif qui a parlé ! On a des liens très, très forts avec lui. Tous les deux, on joue encore ensemble, on a fait une demi‐finale de Grand Chelem en double… Il y a beau­coup de choses derrière tout ça ! Et puis, c’est Arnaud qui nous a fait connaître, puisque c’est lui qui a gagné la première édition. Sa victoire nous avait pas mal aidés sur le plan de la noto­riété. En plus, il a parti­cipé à toutes les éditions et a gagné trois fois le double… Son compor­te­ment est excep­tionnel sur et en‐dehors du court, méti­cu­leux, précis et concentré dans ses matches, très détendu, zen, gentil et dispo­nible dès qu’ils sont finis. 

Il y a beau­coup de nouveautés dans cette édition 2011. S’il ne fallait en citer qu’une ?

Je dirais le système de statis­tiques qu’on va installer. C’est proposé par une société qui travaille sur beau­coup de sports : le foot, le rugby, le cyclisme… La personne respon­sable m’a contactée et m’a expliqué : « Je t’ai entendu à la télé, je sais que tu es Directeur de tournoi et, nous, on a envie de rentrer dans le tennis… » Là aussi, le côté affectif a joué, parce que cette personne est sur la même longueur d’ondes que nous. Pour ce qui est de l’outil en lui‐même : ce sont des statis­tiques très pous­sées, avec énor­mé­ment de filtres. Elles seront propo­sées au public via des écrans géants, mais aussi aux télé­spec­ta­teurs, à la presse écrite, etc. On aura, par exemple, la distance parcourue par un joueur pendant un match, pendant deux matches, tout le tournoi… Mais aussi les zones préfé­rées d’un joueur au service, lorsqu’il est à 30A, et plein de choses encore. La marge d’erreur est de 1% seule­ment… Et il y a une infi­nité de statis­tiques ! La seule limite, c’est la curio­sité et l’intelligence des personnes qui vont les utiliser. 

En termes de public, vous vous êtes fixés des objec­tifs plus élevés ?

Inévitablement. Là, par rapport à l’an passé, la vente de billets a déjà augmenté de 20%. On voudrait dépasser les 40 000 visi­teurs. A titre indi­catif, l’année dernière, on était à 35 000 environ.