AccueilInterviews« Justine était triste et pensive »

« Justine était triste et pensive »

-

Notre spécia­liste, aujourd’hui coach de Chan Yung‐Jan est présent à Rome pour le tournoi féminin. Il revient pour welo­ve­tennis sur l’an­nonce de Justine Henin. On a en aussi profité pour lui demander son avis sur une autre situa­tion préocup­pante celle de Richard Gasquet.

Patrick, es‐tu surpris par l’annonce de Justine Henin ?

Oui et non, mais il est vrai qu’elle est jeune. En même temps, cela fait long­temps qu’elle est numéro un mondial. Depuis la semaine dernière où je l’ai croisé, je l’ai senti triste et très pensive. Avec quelques jour­na­listes on a tous fait ce constat, main­te­nant c’est une réalité. 

Sur le circuit est‐ce que cela est traduit comme un séisme ?

Tout le monde est surpris, en ce moment je suis à Rome, et c’est vrai que l’an­nonce a fait l’effet d’une bombe. Au final, cela signifie qu’une carrière au top niveau c’est vrai­ment très diffi­cile à gérer, la pres­sion est énorme. Quand on est une super star, on attend toujours de vous des bons résul­tats, au bout de compte cela pèse vraiment. 

Par le passé, Kim Clijsters a aussi arrêté sa carrière prématurément comme beaucoup de filles, est‐ce que ce phénomène est féminin ?

Les filles commencent beau­coup plus tôt à tutoyer les sommets. Elles arrivent très tôt sur le circuit mondial. A 25 ans, elles ont déjà dix ans de carrière. De plus, le désir d’en­fant est plus fort que les hommes, et quoi que l’on dise, il est plus que diffi­cile d’avoir des rela­tions sérieuses sur le circuit.

Lindsay Davenport s’était aussi arrêté mais elle est revenue ?

Ce n’est pas pareil, Justine ne reviendra pas. Lindsay avait encore l’envie, elle a fait juste une paren­thèse, le ressort tennis n’était pas cassé, pour Justine c’est tout le contraire.

Justine laisse sa place de numéro 1 vacante, est‐ce que la prochaine numéro 1 le sera par défaut ?

On ne pas dire ça, mais il est vrai que c’était la patronne et qu’au­jourd’hui il n’y en a plus. Il y a beau­coup de jeunes qui progressent mais pas suffi­sam­ment pour venir titiller les ténors. Après Serena Williams comme Maria Sharapova quand elles sont moti­vées restent les vrais numéros un.

Instagram
Twitter