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Monfils : « Je m’en veux »

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Nous avons reçu l’in­ter­view de Gaël Monfils, réalisé par le service de la FFT, la voila, on n’a rien touché !

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Gaël, que s’est-il passé aujourd’hui ?

J’ai fait un très mauvais match. Je n’ai pas du tout senti la balle, à aucun moment du match. Mon adver­saire en a profité. Il était galva­nisé par l’enjeu.

Avez‐vous été rattrapé par l’événement ?

Pas du tout. Je n’ai pas du tout eu peur. J’ai simple­ment très mal joué. Je suis passé complè­te­ment à côté de mon match. Cela m’est arrivé l’an passé contre Fish, en huitième de finale de l’US Open. C’était à peu près à la même époque l’an passé. Cette fois, cela m’arrive en Coupe Davis. Je suis vrai­ment très déçu. Je m’en veux beau­coup. De son côté, De Bakker a fait un bon match, il a su saisir sa chance.

On vous a senti sans capa­cité de révolte aujourd’hui…

Aujourd’hui, je n’avais pas d’armes. Il n’y avait pas de poids dans ma balle, pas de vie. Après, j’avais un peu de mal à respirer parce que j’ai une petite angine. Et à la fin, j’avais un peu de mal à me déplacer. Mais ça n’explique rien. A partir du moment où je suis sur le terrain, je suis à 100%. Bravo à lui, il a bien joué. Je n’ai pas trouvé les solutions.

C’est une défaite pour votre première sélec­tion. Comment le vivez‐vous ?
En fait, je m’en fous de ma première défaite. Ce qui me dérange, c’est la façon dont j’ai joué. Cela arrive de perdre. Mais la manière dont j’ai joué aujourd’hui me frustre un peu.

On a l’impression que vous venez de prendre un uppercut…
C’est complè­te­ment inat­tendu. Je suis vrai­ment très, très déçu de la façon dont j’ai joué. Encore une fois, j’ai quand même très mal joué… J’ai fait un match pourri. J’ai été nul aujourd’hui. J’ai produit un « vieux » match. C’est n’est pas digne de quelqu’un qui doit repré­senter son pays. Je m’en excuse.

Cette défaite a des consé­quences. L’équipe de France est menée 1–0…
Ce n’est pas fini. J’ai toute confiance en mes parte­naires. Après, j’aurai peut‐être la chance de ramener un point si je suis titu­laire dimanche.

Vous avez peut‐être décou­vert un nouvel aspect de votre métier, la Coupe Davis…
– Non, pas du tout. Je suis un mec d’ambiance. J’aime bien la pres­sion. Aujourd’hui, mon jeu n’était pas là du tout. Il n’y a pas eu de peur, c’était juste un « black out ». Et ça, ce n’est pas normal. J’en ai parfois en match. De moins en moins. Mais celui‐là arrive au mauvais moment.

Que vous disait Guy Forget sur la chaise ?
Il me disait de combattre. Il essayait de me donner quelques solutions.

Que se passe‐t‐il à 2–0 en votre faveur au quatrième set. Votre élan semble subi­te­ment coupé…
J’ai commencé à sentir ma cuisse. Après, j’ai eu un petit coup de moins bien.

Quand on est dans un jour sans, on arrive à faire abstraction ?
Oui, quand même. Ce n’est pas que la défaite est moins impor­tante. Mais ce n’est qu’un point. Et pour gagner la rencontre, il faut en prendre trois. Je suis très déçu de ne pas avoir ramené mon point, mais le match est loin d’être gagné pour les Pays‐Bas. On reste favori.

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