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Safin : « Pour battre Federer il faut être Nadal et courir comme un lapin ! »

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Le retour du Russe ne devrait pas suf­fir à nous pri­ver de l’é­ter­nel duel Nadal‐Federer. Même Marat n’y croit pas vraiment ! 

Tu gagnes un Grand Chelem ; tu te blesses ; tu ne joues pas très bien ; vic­toire en Grand Chelem ; bles­sure ; tu ne joues pas très bien. La car­rière de Marat Safin te sur­prend t‑elle parfois ?
Je suis sur­pris d’être tou­jours là. Je suis sur­pris d’a­voir gagné deux Grands Chelems. Les choses sem­blaient se pas­ser tel­le­ment bien pour moi, mais en réa­li­té ce n’é­tait pas vrai­ment le cas. Alors mer­ci à Dieu pour les per­sonnes qui ont réel­le­ment cru en moi et qui m’ont don­né de l’argent pour débu­ter. C’est iro­nique, vous savez. Si per­sonne ne croit en vous, per­sonne ne vous donne les 10 000 néces­saires et votre car­rière se ter­mine. Aussi, per­sonne ne pense que vous pou­vez deve­nir le cham­pion Russe vain­queur de l’US Open et de l’Open d’Australie. C’est vrai qu’en regar­dant en arrière, je me sur­prends moi‐même. Le nombre de bles­sures importe peu. Ma car­rière a été bonne pour moi. Le ten­nis m’a tant apporté.

C’est plus inté­res­sant d’a­voir une car­rière comme celle‐ci ?
Je pré­fé­re­rais avoir une car­rière à la Federer. Mais je dois faire en fonc­tion des choses qu’il y a dans ma vie. Un grand nombre de bles­sures à droite à gauche. Je suis fati­gué de faire des retours chaque année. C’est ennuyeux, mais c’est ma car­rière. C’est ma vie avec du bon et du mauvais.

Te rends‐tu compte grâce à ce tour­noi, quel grand joueur tu peux être et conti­nuer à être ? Roger a dit que ton clas­se­ment est ridicule.
D’accord, il peut me vendre quelques points (rires). Mais si vous ne gagnez pas de match vous chu­tez dans le clas­se­ment. J’ai per­du tel­le­ment de match que j’é­tais sur le point de gagner. C’est comme ça, la dyna­mique est mau­vaise et vous per­dez la confiance. Vous vous retrou­vez 79ème, 80ème mon­dial. J’ai même été 95ème cette année et j’ai dû jouer les qua­li­fi­ca­tions à Hambourg. C’est vrai­ment tou­cher le fond, com­men­cer à jouer les qua­lifs des tour­nois. Mais j’ai fait mes choix. Je suis allé là‐bas et je me suis qua­li­fié. Je suis récom­pen­sé pour cela. Je sup­pose que je réus­sis ce tour­noi grâce à ces qualifs.Je pense que j’ai joué un bon ten­nis ici, très proche de mon meilleur ten­nis. Reste à ser­vir un peu mieux, faire de meilleures volées et je pense que ça peut le faire.

Comment vois‐tu la demi‐finale avec Federer ? Penses‐tu pou­voir le battre dans ce tournoi ?
Vous gagnez quatre matches et main­te­nant vous com­men­cez à contes­ter la supré­ma­tie de Federer. Je ne pense pas. Je joue la demi‐finale, mais cela ne signi­fie pas que j’ai une chance, Combien de fois a‑t‐il gagné ici ? Cinq, six fois déjà ! Et il est en passe de rem­por­ter son sep­tième titre. Pour battre Federer vous devez être Nadal et cou­rir comme un lapin. Et vaincre des cham­pions par­tout dans le monde. Mais, oui, pour­quoi pas ? C’est une autre chance pour moi. Je pense que c’est juste un peu dif­fi­cile pour moi de le battre à l’heure actuelle.

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