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Stefan Edberg : « Même à la retraite, on reste des compétiteurs dans l’âme »

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Dans le cadre du déve­lop­pe­ment de Tennis Warehouse Europe, Stefan Edberg, immense cham­pion ex‐numéro 1 mon­dial et vain­queur de 6 Grands Chelems, est venu rendre visite à toute l’équipe de Tennis Warehouse Europe et à ses clients. Le Suédois a effec­tué une sance d’autographes dans les deux maga­sins du lea­der mon­dial de la vente de maté­riel sur inter­net, à Schutterwald (Allemagne) et Illkirch (France) mer­cre­di 19 mai avant de se confier dans une inter­view exclu­sive. Entretien.


Tennis Warehouse Europe : Tout d’abord mer­ci pour votre dis­po­ni­bi­li­té, votre pré­sence nous honore. Vous avez déci­dé de mettre un terme à votre car­rière à la fin de l’année 1996. Qu’avez‐vous fait depuis et quelles sont vos acti­vi­tés aujourd’hui ?

Pas de pro­blème, tout le plai­sir est pour moi. Il y a eu beau­coup de chan­ge­ments. Le ten­nis à énor­mé­ment comp­té dans ma vie. Mais aujourd’­hui je suis pas­sé à autre chose. Après avoir habi­té à Londres pen­dant une grande par­tie de ma car­rière, j’ai déci­dé, il y a 10 ans, de reve­nir habi­ter en Suède. Je passe doré­na­vant mon temps à tra­vailler dans mon bureau chez moi. Je tra­vaille dans la finance et l’immobilier. Néanmoins, je reste impli­qué dans le ten­nis, je joue tou­jours régu­liè­re­ment. Ma vie actuelle est vrai­ment dif­fé­rente de ce qu’elle était lorsque j’étais sur le circuit.

Vous vous êtes lan­cé sur le Senior tour il y a deux ans. Pourriez‐vous nous par­ler de ce circuit ?

Le Senior tour est deve­nu très popu­laire. En ce qui me concerne, j’ai été absent des courts pen­dant 10 ans puis je me suis déci­dé à reve­nir. C’est un fee­ling très agréable de ren­con­trer à nou­veau tous les anciens joueurs que j’af­fron­tais par le pas­sé et de voir ce qu’ils sont deve­nus. Et puis ça fait bien évi­dem­ment plai­sir de mat­cher sur le court à nou­veau. Tout le monde joue à peu près de la même façon avec beau­coup de style tout en étant un peu moins rapide. Généralement on joue dans des stades un peu plus petits avec un bon public, on s’amuse tout en jouant un ten­nis de qua­li­té, c’est une très bonne expérience.

L’atmosphère doit être dif­fé­rente non ? Quand vous êtes sur le court, vous res­tez des com­pé­ti­teurs dans l’âme et cela ne change pas vrai­ment du pas­sé. Par contre, en dehors du court, vous devez pas­ser un peu plus de temps ensemble, l’ambiance doit être plus ami­cale entre vous qu’auparavant non ?

Oui effec­ti­ve­ment, c’est un peu plus décon­trac­té même si on reste des com­pé­ti­teurs sur le court. Par contre, il nous arrive de plai­san­ter et de com­mu­ni­quer avec le public. Cela reste un évè­ne­ment qui se veut popu­laire. Ça doit être assez agréable à regar­der j’imagine.

Pourtant, vous ne jouez pas énor­mé­ment sur ce circuit ?

Non effec­ti­ve­ment je joue juste quelques tour­nois dans l’année. Néanmoins j’essaye, dans la mesure du pos­sible, de res­ter en forme et de jouer une ou deux fois par semaine. En fait j’aime jouer, le ten­nis est un sport que j’apprécie, qui me per­met de me sen­tir bien et de conser­ver une cer­taine forme phy­sique. Je ne pour­rais pas jouer tous les jours car cela me fati­gue­rait trop mais juste quelques fois avec mes amis c’est un bon entrai­ne­ment et je prends du bon temps.


Vous avez l’air plu­tôt en forme ?

Oui pour quelqu’un de mon âge je me défends pas trop mal ! (Ndlr, Edberg a aujourd’­hui 43 ans) J’ai besoin de faire de l’exercice. Lorsque que tu as eu l’habitude de faire énor­mé­ment de sport et d’exercice phy­sique, ce qui était mon cas lorsque j’é­tais sur le cir­cuit, ton corps en a constam­ment besoin afin de se sen­tir bien. Il s’habitue. Et puis en plus, c’est quelque chose que j’aime faire, ce n’est donc que du plaisir.


Parlons un peu de votre car­rière, vous avez presque tout gagné. 6 tour­nois du grand che­lem, 4 Coupes Davis, 1 Masters, 1 médaille d’or Olympique…

Quand je regarde en arrière, c’est vrai que je suis assez fier de ce que j’ai pu accom­plir. J’ai gagné des Grands Chelems, j’ai aus­si été numé­ro un mon­dial. Je peux dire à mes enfants qu’il y a bien long­temps main­te­nant, j’ai été le meilleur joueur du monde, et c’est quelque chose dont je suis par­ti­cu­liè­re­ment fier. Le ten­nis ma don­né l’opportunité de faire ce que j’aimais par des­sus tout, d’avoir une belle vie, de gagner des titres, d’être à l’aise finan­ciè­re­ment. Je suis très recon­nais­sant de tout ce que la vie et le ten­nis m’ont apporté.

Quel est pour vous le meilleur moment de votre car­rière, la plus belle victoire ?
En fait je dirais qu’il y a dif­fé­rentes étapes. D’abord quand j’ai gagné mon pre­mier tour­noi à l’âge de 11 ans en Suède. Ensuite, il y a eu le pre­mier cham­pion­nat d’Europe à l’âge de 14 ans, puis mon pre­mier tour­noi ATP à Milan, et bien évi­dem­ment ma pre­mière vic­toire à Wimbledon. Si je devais n’en citer qu’un, ça serait pro­ba­ble­ment celui‐ci. Cette vic­toire à Wimbledon reste vrai­ment un moment incroyable.


Stefan, mer­ci beau­coup de nous avoir accor­dé cette interview.

Merci à vous et bonne chance à Tennis Warehouse Europe pour la suite.

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