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Djokovic choqué par les condi­tions : « Ce n’est pas juste que cela se termine ainsi »

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S’il s’est tran­quille­ment défait du boli­vien, Hugo Dellien (139e) au 1er tour (6−2, 6–2), Novak Djokovic a souf­fert de la chaleur et de l’hu­mi­dité. Le ther­mo­mètre affi­chait 33° à Tokyo, le ressenti était nette­ment supé­rieur, mais surtout, l’hu­mi­dité avoi­si­nait les 90% ! En confé­rence de presse, le numéro 1 mondial a avoué n’avoir jamais vécu ça de sa carrière, à 34 ans. Le Serbe est allé dans le sens de Daniil Medvedev, lui aussi frustré, en deman­dant de ne plus jouer en milieu de journée. Reste à savoir s’il sera entendu, mais Novak Djokovic a envoyé un message clair. 

« Ce sont les condi­tions les plus diffi­ciles dans lesquelles je n’ai jamais joué. Je pense vrai­ment que personne n’aime jouer dans une telle chaleur et avec cette humi­dité. Je m’at­ten­dais à ce que les condi­tions soient compli­quées, mais quand vous venez ici, vous vous rendez compte que vous n’êtes jamais assez préparé. L’air était absorbé par le court. C’était dur, surtout qu’en jouant à cette heure et avec la façon dont le stade est construit, tu as la moitié du terrain dans la lumière et l’autre dans l’ombre, et donc ce n’est pas facile de voir la balle. Je ne comprends pas pour­quoi l’ITF ne déplace pas les matchs un peu plus tard. On peut jouer jusqu’à minuit. Je comprends qu’il y ait un couvre‐feu, mais j’es­père que l’ITF comprend que ce n’est pas bon. Les Jeux olym­piques sont une expé­rience fantas­tique et il n’est pas juste que cela se termine ainsi. Donc la seule chose à faire est de placer les matchs en fin d’après‐midi ou en soirée. Nous, les joueurs, ne pouvons rien faire d’autre que prendre note des déci­sions qui sont prises par les autres, mais de cette façon, ce n’est pas facile de jouer », a clamé Novak Djokovic.

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.