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Gasquet‐Benneteau : « C’est au‐dessus de tout ! »

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Richard Gasquet et Julien Benneteau ont battu David Ferrer et Feliciano Lopez hier (7–6[4] 6–2) rempor­tant du même coup une médaille de bronze olym­pique. Les deux Français n’ont pas caché leur bonheur aux médias, après leur succès.


Richard, que ressentez‐vous avec cette médaille de bronze autour du cou ?

C’est fabu­leux ! Depuis hier soir, il y avait beau­coup de stress. Nous n’avions aucune envie de finir quatrième. Ça aurait été très, très dur. C’est une place ignoble. On est très heureux. J’ai fait un mauvais début, mais Julien m’a bien aidé. A 5–5, j’ai fait un jeu catas­tro­phique sur mon service, mais on a réussi à ne pas se faire breaker. Après, je fais un super tie‐break. On s’est bien épaulés l’un et l’autre.

On vous avait rare­ment vu aussi survolté sur un court…

Je l’ai déjà été, mais bon, je n’ai pas si souvent que ça jouer des quarts en Grand Chelem ou ce genre de grands matches… Le gain du premier set m’a libéré. On aura une médaille olym­pique toute notre vie. C’est très fort. Je remercie Julien et tout le staff. Cette médaille, elle est partagée.

Que vous a dit Julien pour vous soutenir ?

A 5–5, quand je fais ce mauvais jeu, il me parle et je lui dis, « c’est fini, je ne fais plus de fautes comme ça. »

Julien, est‐ce la plus grande émotion de votre carrière !

Oui, oui ! J’ai gagné quelques tour­nois, j’ai joué un quart de finale à Roland‐Garros mais ça, c’est au‐dessus de tout ! Pour un sportif, avoir une médaille olym­pique, c’est énorme. On était tendus au début, mais on savait qu’on avait les armes pour gêner les Espagnols. Peut‐être un peu plus que « Mika » et « Jo ». On a réussi à faire tourner ce premier set et on a rien lâché derrière.

Qu’avez‐vous ressenti au moment de la victoire ?

Sur la balle de match, je crois d’abord que c’est fini mais mon service était let. A cet instant, j’ai vrai­ment visua­lisé la médaille. Après, quand « Richie » était dans mes bras par terre, je lui ai dit : « On a une médaille olym­pique ! Il faut se le répéter pour y croire. C’est géant ! »

Avez‐vous dû « porter » Richard pendant cette semaine ?

Un peu parce qu’il ne joue pas souvent le double. Je lui donnais quelques conseils « tech­nico tactiques ». Sur le plan du tennis, il n’y a rien à dire, Richard est très fort. C’était juste un soutien dans l’at­ti­tude. Il ne fallait pas qu’il doute. Aujourd’hui, je n’ai pas arrêté de lui dire, « t’es un monstre, t’es plus fort que les mecs en face. » Et il m’a sorti un coup de génie sur la balle de premier set. 

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A propos de l’auteur

Pauline Dahlem

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.