La Tribune de Genève a consacré une série sur les champions titrés aux JO et forcément, elle a donné la parole à Marc Rosset, médaillé d’or à Barcelone en dominant en 5 manches Arrese. Extraits.
Sur le titre
Je n’ai pas douté, pas mouillé, répète‐t‐il. Seulement, j’ai été victime d’un immense coup de moins bien, je tremblais de froid alors qu’il devait faire 40 degrés. J’étais mal. Il m’a fallu deux manches pour retrouver un peu de mordant. Sur le 5e set, de toute manière, tu ne calcules plus rien, tu n’as même plus la force de penser. A chaque fois que je le revois, j’hallucine. Je faisais service‐volée même en 2e balle. »
Sur les anecdotes
« Lorsque je m’écroule après avoir gagné, ce n’est même pas par bonheur, mais juste parce que je me dis que c’est fini. Enfin ! J’en peux plus, je suis mort. Je n’ai alors plus qu’une idée en tête : prendre une douche. Mais je m’aperçois qu’un con m’a fauché mes affaires dans le vestiaire. Du coup, le t‑shirt que je porte lors de la cérémonie appartenait à un officiel suisse qui avait passé plus de cinq heures en plein cagnard à suivre mon match. Je te laisse imaginer l’odeur du truc. Ça puait, une horreur ! »
Et encore..
Je me souviens de plein de choses ; du moment où j’ai coupé mon survêtement de l’équipe suisse pour en faire un short et que tout le monde me regardait comme si j’avais vendu mon fusil militaire ; de ma discussion détendue avec Jim Courier, alors No 1 ATP, la veille de notre match… Aussi des instants où, avec Georges (ndlr : Deniau, son coach), on essayait de deviner quel sport pratiquaient les athlètes que l’on voyait passer. Un exercice pas simple au vu de tous les physiques différents. Pour le reste, moi qui aime tant le sport, j’étais comme un gamin en observant tous ces compétiteurs. Sans doute qu’au-delà de mon jeu, c’est aussi cela, qui m’a fait gagner les JO.
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Publié le mardi 26 juillet 2016 à 14:51


