Dans le Journal du Dimanche, Justine Hénin est revenue sur le sentiment qu’elle a éprouvé au moment de mettre un terme à sa carrière, en mai 2008. Espérons que les choses se passent mieux pour Amélie Mauresmo, dont la situation est néanmoins assez différente.
JDD : A l’heure de la retraite, mesure‐t‐on vraiment le vide qui va suivre ?
JH : Non. Quand j’ai décidé d’arrêter, je me croyais prête. Je pensais savoir ce qui m’attendait, je me suis trompée. Je l’ai vécu difficilement. Il y a un an, j’étais au bord de la dépression. Un sentiment de solitude énorme. J’avais pourtant des gens autour de moi, mais je n’arrivais pas à leur faire comprendre ce que j’étais en train de vivre. Les points de repère avaient tellement changé. Toute cette lumière, cette agitation, ça disparaît du jour au lendemain. J’aime pourtant le calme et la discrétion mais, là, on a l’impression de ne plus exister, d’être inutile. Je devais faire face à moi‐même, tout simplement. C’était une découverte et j’en suis sortie vraiment grandie au final. Je sais désormais que j’existe autrement qu’à travers le tennis. Je suis quelqu’un, indépendamment de ce que je fais.
Publié le mardi 8 décembre 2009 à 17:57
