Accueil Justine Henin

Hénin et la retraite

66

Dans le Journal du Dimanche, Justine Hénin est revenue sur le senti­ment qu’elle a éprouvé au moment de mettre un terme à sa carrière, en mai 2008. Espérons que les choses se passent mieux pour Amélie Mauresmo, dont la situa­tion est néan­moins assez différente.

JDD : A l’heure de la retraite, mesure‐t‐on vrai­ment le vide qui va suivre ?

JH : Non. Quand j’ai décidé d’arrêter, je me croyais prête. Je pensais savoir ce qui m’attendait, je me suis trompée. Je l’ai vécu diffi­ci­le­ment. Il y a un an, j’étais au bord de la dépres­sion. Un senti­ment de soli­tude énorme. J’avais pour­tant des gens autour de moi, mais je n’arrivais pas à leur faire comprendre ce que j’étais en train de vivre. Les points de repère avaient telle­ment changé. Toute cette lumière, cette agita­tion, ça dispa­raît du jour au lende­main. J’aime pour­tant le calme et la discré­tion mais, là, on a l’impression de ne plus exister, d’être inutile. Je devais faire face à moi‐même, tout simple­ment. C’était une décou­verte et j’en suis sortie vrai­ment grandie au final. Je sais désor­mais que j’existe autre­ment qu’à travers le tennis. Je suis quelqu’un, indé­pen­dam­ment de ce que je fais.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.