Nadal sur la soirée d’adieu de Federer : « Je ne voulais pas pleurer, c’était son moment, mais je suis une personne sensible, le voir si ému était vrai­ment diffi­cile pour moi »

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Rentré en Espagne après avoir accom­pagné Roger Federer sur le court pour le dernier match de sa carrière, Rafael Nadal a vu à la télé­vi­sion la Team World s’im­poser pour la première fois en cinq éditions. Au micro d’Onda Cero, le Majorquin est revenu sur la soirée d’adieux de son rival et ami. 

« Je n’ai pas vu les photos, mais c’était une période très diffi­cile. Je ne voulais pas pleurer, c’était son moment, mais je suis une personne sensible, le voir si ému était vrai­ment diffi­cile pour moi. Cette riva­lité a toujours été très saine, depuis le premier match que nous avons disputé à Miami en 2004, où je n’étais toujours pas à la hauteur. À partir de ce moment‐là, nous avons eu un bon feeling, même si nous nous étions déjà rencon­trés à Wimbledon 2002, à la maison Nike. Pour moi, en plus d’avoir joué un rôle très impor­tant dans ma carrière profes­sion­nelle, il est aussi quel­qu’un que j’ai toujours admiré, quel­qu’un de qui j’ai beau­coup appris et qui m’a aidé à progresser. C’est quel­qu’un qui, au cours des dix dernières années, a créé un lien très fort avec moi. Nous avons vécu beau­coup de choses ensemble, des centaines de moments partagés sur et en dehors du terrain. Ce qui reste, c’est le souvenir de quel­qu’un d’unique, pour tout ce qu’il a fait et pour la manière dont il l’a fait, de façon majes­tueuse et élégante, mais aussi sur le plan humain. »

A propos de l’auteur

Baptiste Mulatier

Accro au sport depuis toujours, Baptiste Mulatier s’est natu­rel­le­ment tourné vers le jour­na­lisme pour raconter les histoires qui le font vibrer. Au fil de sa forma­tion, il a colla­boré avec plusieurs médias, parmi lesquels Le 10 Sport, La Provence, Sport Buzz Business ou encore Foot01, avant de rejoindre We Love Tennis en 2020. Cette même année, il couvre son premier Roland‐Garros, une édition très parti­cu­lière disputée à l’automne en raison de la pandémie. Une expé­rience fonda­trice, point de départ d’une belle aven­ture qui se pour­suit désor­mais depuis six ans.