AccueilLaver CupSans Federer et Nadal, quel avenir pour la Laver Cup ?

Sans Federer et Nadal, quel avenir pour la Laver Cup ?

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Depuis sa créa­tion en 2017, la Laver Cup ne cesse de diviser. Si le succès popu­laire a de quoi rendre jaloux bien des tour­nois, la compé­ti­tion pourra‐t‐elle survivre lorsque Roger Federer et Rafael Nadal auront raccroché ?

Voir Roger Federer et Rafael Nadal être asso­ciés dans une même équipe, de nombreux passionnés en ont rêvé. Le Suisse a permis de rendre réel ce « fantasme ». En déci­dant de créer la Laver Cup (Europe vs Reste du monde) sur le format de la pres­ti­gieuse Ryder Cup en golf (Europe vs USA), le Bâlois a pu disputer un double aux côtés de son meilleur « ennemi » lors de la première édition en 2017 à Prague. Cette année, l’Espagnol a donné de précieux conseils tactiques au Suisse lors de son duel face à Nick Kyrgios alors qu’il était mal en point. Une scène qui a fait le tour du monde (ou de la toile).

Le succès de cette compé­ti­tion, qui n’est pas offi­cielle puisqu’elle n’attribue aucun point au clas­se­ment ATP mais récom­pense gracieu­se­ment les joueurs pour leur venue, tient pour beau­coup dans la présence de Rafael Nadal et surtout de Roger Federer. Encore plus à Genève. La ques­tion de l’avenir de la compé­ti­tion peut se poser sans les deux légendes.

Federer : « C’est juste qu’il va falloir commencer à soutenir d’autres joueurs, peut‐être regarder le tennis un peu différemment. »

Roger Federer, qui a accordé un entre­tien au journal Le Monde, a été inter­rogé à ce sujet : « Je n’ai pas trop de craintes pour l’avenir de la Laver Cup, car le format ne repose pas sur un seul joueur. » Une réponse logique car il en est le créa­teur et l’organisateur. Mais l’homme aux 20 titres du Grand Chelem a quand même détaillé sa pensée : « Je pense que c’est comme sur le circuit : à un moment donné, quand Rafa, moi et Novak, on ne sera plus là, il y aura un petit ajus­te­ment à faire, une tran­si­tion. La Laver Cup certai­ne­ment aussi. Mais est‐ce que c’est négatif pour autant ? Non. C’est juste qu’il va falloir commencer à soutenir d’autres joueurs, peut‐être regarder le tennis un peu diffé­rem­ment. » C’est sans doute le prin­cipal ensei­gne­ment de la Laver Cup : une confron­ta­tion entre le circuit histo­rique, celui qui sacre Jo‐Wilfried Tsonga à Metz et Daniil Medvedev à Saint‐Pétersbourg et le monde du show tennis. Reste à savoir si les stars de demain seront capables de passionner et rassembler.

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