AccueilLe blog d'ApollineLes 10 enseignements à tirer de l'US Open 2008

Les 10 ensei­gne­ments à tirer de l’US Open 2008

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On cherche Apolline ? On la trou­vera en bas au premier carre­four. Elle n’a pas bougé. Elle est toujours en bas au premier carre­four. En suspension.

1) On peut désor­mais le dire après des Jeux Olympiques qui auront été ceux des records les plus stupé­fiants et ceux des contrôles anti‐dopage les plus à la traine en terme de recherche active : symbo­li­que­ment le sport est en très gros danger. Le cyclisme est déjà mort, le foot­ball pourri par le dopage et la mafia (lisez Comment truquer un match de foot­ball ?, la situa­tion est alar­mante), l’ath­lé­tisme est en train de devenir une plai­san­terie (la prochaine fois, Bolt n’a qu’à finir en marche arrière). A la fois le sport n’a jamais été aussi vu à la télé et vu au stade,  à la fois les spec­ta­teurs ne parviennent plus à savoir ce qui doit vrai­ment relever de l’ap­plau­dis­se­ment nourri ou du soupçon. Le sport est en danger, grands comme petits sports. Parmis eux le tennis en 2008 : un sport mondial, spec­ta­cu­laire, hyper physique qui vient de claquer sa plus grande année depuis belle lurette avec un triplé Roland‐Wimbledon‐Jeux Olympiques unique dans l’his­toire du jeu, un US Open sensa­tionnel couronné par le retour du « plus grand joueur de l’his­toire », et des matches de feu tout le long de l’année dont un Tsonga‐Nadal qui restera dans les annales du tennis sur l’im­pres­sion de souffre qu’il a laissé derrière lui. Et rien que pour ça le tennis nous appa­rait plus en danger que tous les autres sports. Ce dernier week‐end, il a tourné au grand n’im­porte quoi : le gros problème c’est qu’il ne s’est trouvé aucun joueur pour s’en plaindre. Et pour cause, tous ont accepté que l’équite spor­tive soit sévè­re­ment malmenée par l’USTA, la féde­ra­tion améri­caine et en sous main la chaine CBS, grande manitou du tournoi, tant que l’équité des sommes versées à la fin de la semaine ne le serait pas. En un mot comme en cent, si on a vu les joueurs monter au créneau pendant toute l’année pour se plaindre du calen­drier déli­rant qu’une année inté­grant JO et Coupe Davis leur avait imposé, là tout à coup pendant 3 jours on n’en­tendit plus rien. On vit juste deux demi‐finales démarrer à une heure et demi de diffé­rence alors que tous les orga­ni­sa­teurs connais­saient le scénario météo­ro­lo­gique, et deux jours plus tard, un gosse de 21 ans se poin­tait pâle comme la mort à sa première finale pour se faire executer par un gars qui en était à sa 17ème finale et l’at­ten­dait tran­quille en siro­tant sa tisane aux vestiaires depuis 48 heures. Le jour précé­dent, le meilleur joueur de l’année explo­sait lui aussi en vol après 84 matches. Comble du ridi­cule, son éternel rival parve­nait diffi­ci­le­ment à cacher sa décep­tion de ne pouvoir prendre sa revanche à la loyal sur un terrain favo­rable à son tennis d’at­taque. On n’avait pas le fin mot de l’af­faire Nadal‐Federer. En cela le tennis est en danger parce qu’il n’a pensé qu’au fric, en dehors de toute autre consi­dé­ra­tion pour préserver la santé des joueurs. Dans son dernier numéro, GrandChelem a longue­ment expliqué où tout cela menait. Personne ne pourra dire qu’on ne l’a pas prévenu. De là où il se trouve, de là où on se trouve, on salue Gustavo Kuerten. 

2) Une fois ce limi­naire posé, reposé, et rere­posé (ne croyez pas que GrandChelem/WLT plai­sante là‐dessus, nous sorti­rons du tennis bien avant qu’il sente la mouise), le tennis c’est le terrain, ici et main­te­nant. Pas d’ex­cuses quand on accepte d’y rentrer, quelque soit son état physique. Si on perd, c’est que l’autre est plus fort. Point final. On dit ça pour régler tout un tas de débats stériles relevés quoti­dien­ne­ment sur le forum de WLT et qui à notre avis en dit plus sur la fragi­lité mentale des contri­bu­teurs que sur les gens dont ils parlent (on aurait presque envie de dire qu’on ne peut pas passer son temps à criti­quer la fragi­lité de tel ou tel joueur en passant son temps à refaire les matches de tout le monde au condi­tionnel du regret perma­nent). Nadal a perdu contre Murray parce que Murray était plus fort, Murray a perdu contre Federer parce que Federer était plus fort. Plus tôt dans l’année Federer a perdu contre Nadal parce que Nadal était plus fort. Il n’y a pas de mono­nu­cléose quand on rentre sur le terrain. Federer n’a pas raté sa première moitié de saison à cause d’une mono­nu­cléose. Il n’a pas non plus réussi sa fin de saison parce qu’il sortait enfin du retard de prépa­ra­tion dû à sa mono­nu­cléose. La courbe de Federer, tout le monde l’a vu s’in­cliner à la fin de l’an dernier sous les premiers coups de boutoir du fantasque David Nalbandian. Puis deux semaines plus tard l’ami Gonzalez se disait qu’il pouvait le faire aussi, puis Novak Djokovic deux mois plus tard et à partir de là l’au­to­route était ouverte. Après ça, tout le monde connait le prin­cipe de vases commu­ni­cants en tennis. Un peu moins de confiance pour Federer, un peu plus d’es­poir pour les autres, et selon les décla­ra­tions de chacun « Roger rede­vient humain ». Les points cruciaux dans le tie‐break, il les perd en jouant pour­tant comme il faut et ça remplace les « victoires faciles » par des « défaites surpre­nantes ». C’est d’ailleurs ce Roger humain, bous­culé pendant deux semaines qui a remporté l’US Open et cela ne rend que plus atta­chante sa quin­zaine, avec un gros satis­fecit pour une finale que votre Apolline a apprécié rien qu’au son des cordes. C’était le retour de la grande symphonie pasto­rale entre­coupée de solos verti­gi­neux et d’un coup inventé lors de sa demi‐finale contre Djokovic : le smash lobé slicé. Sorti depuis les bâches, ça a fait flit, flat et flouttt en retom­bant derrière le Serbe. Le tennis fede­rien quand ça rigole, c’est vrai­ment un art sonore. 

3) Pourquoi a‑t‐elle alors pronos­tiqué une victoire de Murray en 4 sets ? D’abord parce qu’elle a sincè­re­ment pensé après la démons­tra­tion de l’Ecossais non seule­ment contre Nadal, mais en deux ou trois occa­sions dans la quin­zaine que le jeune Andy était enfin, at last, at last, en mesure de bous­culer la hiérar­chie mondiale après beau­coup de temps perdu à errer dans le scro­gne­gneu destruc­teur. Et on peut lui accorder le mérite d’avoir pris le temps de penser ce choix tant Andy Murray est le genre exact de joueur qui avait vrai­ment fort à faire pour convaincre Apolline de sa réelle qualité mentale. Il y a encore 4 mois, votre copine préférée avait parti­cipé à une table ouverte avec Alex Corretja au moment où celui‐ci prenait la respon­sa­bi­lité de coacher l’in­gé­rable Murray, et elle en était sortie avec la nette impres­sion que notre confrère Alex marchait comme ses prédé­ces­seurs à la méthode Coué pour parvenir à posi­tiver sur certaines atti­tudes irri­tantes du prodige à l’en­trai­ne­ment. Quand, un mois plus tard, devant ses yeux, sur un petit court annexe de Roland Garros, Murray était à deux doigts de faire un caca nerveux à Nicolas Almagro, le plus gentil mec du circuit, sous prétexte que ce dernier venait de célé­brer sa victoire en s’age­nouillant et en mimant une totoche dans la bouche, soit un geste affectif adressé à une amie touchée par le bonheur de l’ac­cou­che­ment, on s’était dit « C’est plus fort que lui, ce mec cherche la merde là où il n’y en a pas ». Mais un mois plus tard et à la diffé­rence de tous les pisse‐froids qui rêvent d’un match de tennis joué dans l’am­biance feutrée des Country Clubs d’antan, Apolline décou­vrait un Murray complè­te­ment changé, galva­nisé, mettant un souk sans nom sur le central court de Wimbledon pour faire tourner un match très mal parti face à Gasquet. Et elle s’était dit « Ca y est, il commence à comprendre. Corretja a vrai­ment bien bossé d’au­tant que Corretja n’au­rait jamais fait ça dans sa carrière ». Elle était pour­tant loin d’ima­giner que l’Ecossais sorti­rait le niveau de jeu final qu’il a étalé pendant deux jours face à Rafael Nadal, surtout dans l’apo­théose du 4ème set et évidem­ment sur cet échange extra‐terrestre qui lui offrit sa balle de match. 

4) Maintenant, et un de nos lecteurs les plus sagaces l’a compris, c’est plus un souhait qu’un pronostic que votre bonne copine vous a livré. Oui, comme Djokovic il y a 9 mois, Apolline souhaite que d’autres personnes que notre duo favori puissent jouer et remporter des finales de Grand Chelem parce que ça fait fonda­men­ta­le­ment progresser le tennis. Attention elle ne demande ni à Murray, ni à Djokovic de griller les étapes, elle part juste du constat que 18 des 20 dernières finales du Grand Chelem ont été rempor­tées par Nadal ou Federer, et que toute intru­sion d’un rookie dans la danse fait auto­ma­ti­que­ment monter le niveau du jeu. Djokovic perd à l’US Open 2007 et donc gagne à l’Open d’Australie 2008. Pendant ce temps tous les autres repartent aux vestiaires. Sur le même prin­cipe, dimanche, Nadal est sorti du terrain en se disant « Je dois bosser », lundi c’est Murray qui a dû se dire la même chose et comme on connait l’in­tel­li­gence de Federer, ce dernier a bien dû sentir qu’exister en 2009 ça allait néces­siter de se remettre au turbin. Tout ceci constitue une formi­dable nouvelle pour le tennis. Oui, il y a bien un carré de géné­raux qui vient de se dessiner au fil de l’été améri­cain. Oui, on attend avec impa­tience la fin de l’année et le retour à l’éty­mo­logie des Masters – on serait presque tenté de dire une étymo­logie new‐yorkaise – ces maitres du jeu qui en une semaine se jouent tous au moins une fois. Les Fab Four à Shanghai, même sur les rotules, ça va être quelque chose. 

5) Puisqu’on l’a sous la main, il faut bien revenir sur le 3ème larron et sur l’af­faire Djokovic. On a encore là aussi lu des choses qui nous ont un peu attristé sur le petit mora­lisme chiant‐chiant de la blogo­sphère fran­çaise. La réac­tion de votre Apolline en consé­quence ne vous suprendra nulle­ment. Que Djokovic ait une tendance « héni­nienne » à appeler le docteur dès qu’il a un petit bobo ou dès qu’il sent qu’il est en perdi­tion, c’est sa façon de procéder, de se rassurer et selon le régle­ment, c’est son droit le plus élémen­taire même s’il est évident que cette atti­tude lui a déjà réglé sa répu­ta­tion dans le vestiaire et auprès du public. Mais par contre Apolline se plaint suffi­sa­ment du manque de dimen­sion iden­ti­taire de joueurs bouffés par cette dicta­ture molle du béni‐oui‐oui média­tique et des spon­sors, pour ne pas avoir plei­ne­ment apprécié la capa­cité de Djokovic de se prendre le public new‐yorkais dans le nez et de l’al­lumer fron­ta­le­ment en se payant Roddick au passage. Comme dit McEnroe en direct « C’était une drôle de façon de sortir du court » et ce n’est pas forcé­ment le truc le plus malin à faire à Big Apple, mais Djokovic a une fois de plus démontré qu’il en avait (des poches de courage) et que Roddick n’avait pas le mono­pole de la grande gueule. On feint alors de décou­vrir que Djokovic était un faux gentil. Non, ni faux, ni gentil, quand on fait les imita­tions que le Serbe a sorti l’an dernier, c’est certai­ne­ment pas qu’on a été éduqué sous le régime de la  sain­teté. Demandez à Nicolas Canteloup si les imita­teurs sont des êtres gentils, remplis de tendresse. Djokovic est un inso­lent depuis le début de sa carrière, facé­tieux et présomp­tueux comme nul autre, mais c’est un formi­dable guer­rier comme on aime­rait en voir plus sur les terrains. Le tennis a besoin de lui. Et il a besoin de tous les autres jeunes loups djoko­viens qui commencent à sortir les dents, même et surtout quand ils se les cassent sur plus fort qu’eux et incarnent en direct la cruauté de ce sport. De ce point de vue, l’image de cet US Open restera évidem­ment la scène de « Novak » Del Potro écla­tant en sanglots devant les radios argen­tines après sa défaite contre Murray, un Del Potro sorti pas son staff pour aller vider sa peine un peu plus loin. Sublime ! 

6) On aime­rait voir les Français être aussi prêts menta­le­ment et physi­que­ment que Djoko et Del Potro pour affronter le bordel ambiant qu’est l’US Open. Comme la Coupe Davis, l’US Open est ce qui sépare psycho­lo­gi­que­ment les enfants des adultes. Nos petits Frenchies arrivent désor­mais en masse, font le show trois jours et puis s’écroulent avec le même diag­nostic : panne de carbu­rant, plus rien dans le moteur, le fameux jour sans, mais eux ça n’a pas l’air de les faire pleurer, juste geindre. Alors main­te­nant Apolline qui sait bien ce qu’est un entrai­ne­ment de tennis et un entrai­ne­ment de foot­ball va le dire crûment : les Français ne sont pas préparés physi­que­ment. Ils peuvent raconter ce qu’ils veulent, il ne sont pas prêts à enchainer 3 matches de suite de haut niveau en rece­vant des pop corns sur la tête. La majo­rité d’entre eux se garga­risent de ses tours de piste à Jean‐Bouin dans le froid de décembre, mais le jour où l’un d’entre eux joue avec un footeux un peu doué du manche (Lopez, Puel, Papin, Zidane, Lizarazu), ils découvrent que le mec court partout, pendant des heures, et en plus en rigo­lant. Apolline sait bien pour­quoi, elle a fait les deux sports, entraine dans l’un et dans l’autre, elle connait la diffé­rence. En 20 ans, le tennis a fait un vrai bond en avant dans ses méthodes mais désolé la prépa­ra­tion du foot, ça reste quand même autre chose. Avec ou sans dopage, on y vomit quoti­dien­ne­ment son quatre heures dès juillet, pendant la prépa­ra­tion d’avant saison. Demandez au Zidane de la Juve ou même au Blanc de l’époque Naples de vous parler de la tête qu’ils faisaient en reve­nant préparer le calcio en vallée d’Aoste ? Est‐ce que Llodra a un jour vomi son quatre heures au premier arbre du Bois de Boulogne ? On en doute. Et si on n’est pas bien physi­que­ment, si on n’a pas la caisse, on lâche très vite menta­le­ment. Manaudou vient d’ap­prendre ça (Lucas l’avait pour­tant prévenu). A part Tsonga, aucun Français n’a d’ex­cuse sur cette quin­zaine. Aucun n’a trop joué cette année. Et qu’on arrête de prendre Nadal et Federer pour des monstres physiques. Ils viennent juste du foot. Ils savent ça. 

7) Puisqu’on parle de Tsonga, comment ne pas réitérer notre décla­ra­tion d’amour à ce joueur, tout le bonheur de suivre ces matches, même les mauvais. GrandChelem et Welovetennis avaient été accusés d’en fait trop après l’Australie. Chacun est en mesure au sortir de cette saison d’ap­pré­cier la bêtise qu’il y aurait eu à mettre un bémol au seul mec qui se pointe sur un terrain pour défoncer Nadal. Et tout ça en assu­rant la cuisson du stade en même temps. Les deux smashs de Tsonga du fond du court contre Moya dont le deuxième sur balle de break, c’est pour ça qu’on paye son billet. C’est pour ça qu’on va dans un stade, pour crier « Yeah ! » en se levant comme un seul homme avec son ice cream dans la main. Méfiez‐vous, lectrices, lecteurs, si vous la cher­cher sur l’es­sence des choses, Apolline peut être très ricaine, très frontdesk. 

8) Alain Confino avait fait remar­quer ça à Apolline quand elle avait mis les pieds pour la première fois à Flushing Meadows : depuis 30 ans, tous les vain­queurs hommes de l’US Open ont été minimum numéro 1 mondial (minimum, parce qu’au passage la majo­rité a enquillé sa bonne demi‐douzaine de Grands Chelems). Pour la stat qui tue, n’ou­bliez jamais une chose : Ivan Lendl a joué 8 finales de suite à l’US Open. Pour les statis­tiques, tout part et tout revient toujours à Ivan Lendl. Allez jeter un oeil sur tenniscorner.net, vous verrez de quoi on parle. L’US Open, c’est vrai­ment le juge de paix d’une saison, et cette édition n’aura pas coupé à la tradi­tion : les quatre premières têtes de série en demi, des matches de folie dans la nuit améri­caine. Le ciment c’est le miroir du tennis. 

9) Si on fait égale­ment défiler le palmarès femmes depuis 30 ans (en oubliant Kusnetzova qu’on aime quand même), on finira avec une semblable impres­sion de perfec­tion chez les filles. L’édition 2008 n’aura pas failli à la tradi­tion mais elle aura égale­ment apporté la bonne nouvelle de l’année : les soeurs Williams sont de retour, pas unique­ment  parce qu’elles sont suffi­sam­ment intel­li­gentes pour avoir perçu le flot­te­ment monu­mental au sommet de la hiérar­chie, mais parce qu’elles reviennent avec un jeu encore plus sédui­sant qu’il y a 5 ans. D’accord ça ne rend pas leur jeu de volée plus subtile qu’a­vant, mais mon Dieu que ça avance dans le court, mon Dieu que ça se projette vers l’avant, mon Dieu que ça ne compte que sur ses qualités offen­sives pour gagner les matches. Patrice Dominguez nous expli­quait cela très bien : « L’attaquant pense toujours au prochain point et à la meilleure façon de le gagner. Un défen­seur reste sur le dernier point et sur la façon de ne pas le perdre ». On a d’au­tant plus adoré l’af­fron­te­ment des soeurs Williams qu’elles nous avaient jusque là habi­tuée à des non‐matches l’une contre l’autre. Là c’était le bonheur du duel fami­lial au couteau. Remarquez d’ailleurs que l’une faisait vrai­ment la gueule à la fin du match. Un petit mot égale­ment pour Jelena Jankovic juste pour la remer­cier de sa contri­bu­tion pour l’his­toire du jeu : l’in­tro­duc­tion de la GRS dans le tennis, personne n’y avait pensé. Une nouvelle disci­pline olym­pique pour dans 4 ans ?

10)  On finit bien sûr avec Nadal – vous n’en atten­diez pas moins de la part de votre Apo. Bah, rien à signaler, no ? Toujours aussi cool dans la défaite que dans la victoire, les mêmes auto­graphes pour tout le monde. A bloc le dernier jour, de son premier service à sa dernière amortie, c’est bien le Nadal qui serre le jeu qui a perdu, fatigué ou pas. Mais il se prend un passing et en deux secondes sur son visage, on a l’im­pres­sion qu’il est déjà passé à autre chose, content de féli­citer son adver­saire, compli­ments qu’il réitè­rera en salle de presse. Et puis c’est tout. On conseillera de toute façon aux fede­riens et aux nada­liens de cesser de s’es­crimer sur les mérites comparés des deux joueurs : le dossier qui tue arrive dans une semaine avec le GrandChelem numéro 9. A très vite, mes enfants.

PS de Hevydevy ou 11) On avait parlé d’un possible avan­tage de ceux qui ont préparé l’US Open aux Etats‐Unis au lieu de se rendre à Pékin. Les résul­tats montrent que ce n’était pas forcé­ment la bonne solu­tion : tous les demi‐finalistes hommes et tous les quart‐de‐finalistes dames étaient à Pékin.