Sept mois de cette année 2013 se sont écoulés. Le marathon annuel des circuits ATP et WTA, débuté avec la tournée australienne, a conclu sa première partie en apothéose avec un Wimbledon au scénario étonnant. La Rédaction s’est penchée sur ces semaines de compétition, de plaisir, de surprises… et d’insolites ! A l’aube des épreuves nord‐américaines sur dur, elle vous propose son top 20 des événements, personnages et réalisations du 1er janvier à mi‐juillet. Attention, le sérieux… n’est pas toujours de mise.
10. Benoît mon amour
Ah que dire de cette interview ? Alors oui, force est de constater que Simon Alves a fait du bon boulot pour une fois… Un portrait qui respire la franchise, un vrai personnage en face, et surtout quelques révélations croustillantes ! Oui c’est du bon boulot. A la base envoyé sur place pour couvrir le Challenger du Gosier, on aurait du flairer le mauvais coup…Car vous ne connaissez pas la face cachée de cette interview. Le côté obscur de Simon Alves. Pour vous faire comprendre simplement, je suis arrivé chez Welovetennis le 5 avril. Je passe le pas de la porte à 10H et à 10H01, on me met cette interview sous le nez, m’exhortant de lire ce qu’est réellement un travail de qualité. Pas la peine de dire que Simon – dans sa modestie habituelle – se pavanait, et se pavane toujours, fièrement avec un exemplaire de ce chef d’œuvre constamment sur lui… Afin de nous rappeler sans cesse que c’était lui ! Oui LUI et lui seul l’auteur de ce bijou qui ferait pâlir les joyaux de la couronne ! Alors je reconnais que c’est pas mal, que ça restera comme l’une des plus belles réalisées chez Grand Chelem/Welovetennis, mais moi, comme tous les membres de la rédaction, BENOÎT PAIRE L’INTERVIEW, on en peut plus ! Et Simon Alves aussi accessoirement…
Maxime Autechaud

9. Rafael Nadal éjecté du Rocher
C’est la fin d’un règne. Que dis‐je, la fin d’une ère. Huit ans que le Taureau de Manacor dominait le Roc de Monte‐Carlo. Gagnant Masters Series sur Masters 1000 avec une facilité déconcertante (2,8 jeux perdus par match en 2010). Repoussant le moindre lionceau avec une violente véhémence (six sets perdus en 42 matches de 2005 à 2012). Bâtissant avec une gourmande envie sa domination sur terre (vainqueur de Roland‐Garros après Monte‐Carlo, hormis en 2009). Revenu sur le circuit les cornes très affutées, Rafael Nadal semblait prolonger son bail dans son jardin. Mais il existe un joueur sur le circuit qui est l’un des seuls – si ce n’est LE seul – à pouvoir le ceinturer sur ocre. Un joueur fort comme un bœuf et rapide comme l’oiseau. Un joueur dont la défense laisse à penser que son adversaire affronte l’Hydre. Un joueur capable de la perfection physique, technique et mentale. Le 21 avril, Novak Djokovic fut ce joueur. Les coups de sabots du Djoker sur le mufle du Majorquin en résonnent encore.
Emile Vaizand
8. Ferrer : de l’ombre à la lumière
Exister dans l’ombre du Big Four. C’est la mission que se sont fixés bon nombre de joueurs ces dernières années sans jamais vraiment y parvenir. Et pour cause : jusqu’ici, les quatre fantastiques ont été intraitables, se partageant tous les tournois du Grand Chelem depuis 2010. Pourtant, il y en a bien un qui est toujours resté fidèle au poste et en embuscade derrière cette échappée. Lui c’est David Ferrer. Trente‐et‐un ans de fougue (déjà !), mais un appétit et une motivation toujours incroyables. Cantonné à rester trop fort pour ceux de derrière, mais pas suffisamment pour ceux devant, l’Espagnol a attendu son heure grâce à sa régularité. Abonné aux quarts de finale en Grand Chelem depuis l’Open d’Australie 2012, l’Espagnol a glané deux titres cette année encore pour six finales jouées. Et parmi elles, la plus importante qui soit : Roland Garros. Même s’il a été balayé par le maître des lieux Rafael Nadal, David a été récompensé de ses efforts au classement : le voilà 3e depuis fin juin. Incontestablement, Ferrer est l’un des hommes de ce premier semestre 2013.
Simon Alves
7. La folie Tsonga
On y croyait. Ils y croyaient. Eux, vous, tous. Nous y croyions tous un petit peu. Le parcours de Jo à Roland‐Garros dépasse le cadre du tennis. C’est un espoir au milieu du rien, une lueur dans une ombre déjà trop grande. Trente ans après Noah, la comparaison était facile. Trop, peut‐être. Mais nous y avons tous pensé. On ne parlait plus que de ça, un Français allait gagner à Roland. Après Bedene, Nieminen, Chardy et Troicki, Tsonga fait chuter le grand Federer. Sans perdre un seul set. Plus que son tournoi, l’effervescence autour de Jo a marqué l’été. L’envie d’y croire, de se convaincre soi‐même que, peut‐être, c’est possible. Cette victoire en quart de finale a réveillé la France du tennis, le grand public redécouvre alors le tennis français. C’est l’emballement : Twitter, Facebook, la télévision, les conversations de tous les jours : tout tourne autour de Jo‐Wilfried Tsonga. La désillusion n’en est que plus grande. Le Français passe à côté de son match face à Ferrer, tué par cette pression grandissante. Le public, qui s’était déjà convaincu de l’exploit, n’y est pas vraiment non plus. Deux jours plus tard, le quotidien reprend ses droits. C’est terminé.
Baptiste Billon‐Grand
Pourquoi Tsonga va gagner Roland‐Garros http://t.co/KxyWfMFxID #RG13
— francetv sport (@francetvsport) June 5, 2013
Comme un air de Noah… Après avoir battu Roger Federer, Tsonga peut‐il remporter Roland Garros ?
— Les Grandes Gueules (@GG_RMC) June 5, 2013
Yannick Noah : « La victoire de Jo‐Wilfried Tsonga à Roland‐Garros ? J’aimerais vraiment vivre ça ! » http://t.co/oprarXDB1s
— LEXPRESS (@LEXPRESS) June 5, 2013
6. Wimbledon, sombre première semaine…
Cette année, nous avons tous assisté à un Wimbledon très spécial. Surprises, forfaits et abandons résument en trois mots la physionomie de ce Grand Chelem sur gazon. Au total, 12 joueurs ou joueuses ont jeté l’éponge, dont neuf au deuxième tour, égalant ainsi un triste record… Celui de l’US Open en 2011. Une hécatombe ! Des forfaits et des abandons en cascade ! Incroyable ! Souvenez‐vous, tous tombaient à la pelle sur la pelouse londonienne alors très critiquée. Victoria Azarenka par exemple avait demandé à « faire examiner les courts pour trouver le problème ». Au‐delà des chutes et des blessures, les têtes de séries ont aussi créé la surprise… mais dans le mauvais sens du terme ! Federer, Nadal, Sharapova, Kirilenko, Ivanovic… Tous sont tombés dès les premiers tours du tournoi. Une semaine surprise qui a rendu ce Wimbledon inédit. Il faut tout de même mettre en lumière LA bonne nouvelle de cette « black week » londonienne. Avec 12 Français au deuxième tour, le record de Tricolores à ce stade de la compétition dans un Grand Chelem a été égalé. Bravo les Frenchies !
Julien Wozelka
2013, c’est FOU ! (2÷4)
2013, c’est FOU ! (1÷4)
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Publié le mercredi 31 juillet 2013 à 10:00



