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Ah, Gabriela… pourquoi ?!

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Dans la Nacion, lundi, Gabriela Sabatini a révélé avoir fait exprès de perdre des matches au cours de sa carrière. La raison ? Sa timi­dité et sa peur des médias.

Ah… Gabriela… Oh, Gabriela… Toi, Gabriela. Tes bonds sur le Central, à Flushing Meadows, tes prunelles sombres, tes boucles très 80s, ton élégance discrète… J’écrirais un poème, me prenant, quelques secondes durant, pour Louis Aragon, te prenant, quelques secondes durant, pour Elsa Triolet. Amour de jeunesse ? Je m’en­flamme. Mais j’en connais certains qui s’en­flamment avec moi ! Oui, Gabriela Sabatini a marqué les esprits de tout fan de tennis qui se respecte un peu, né bien avant ou moins ou peut‐être après ses débuts en 1984. Sa silhouette longi­ligne qui, plusieurs fois, a mis à mal la domi­na­tion de Steffi Graf – elle l’a quand même battue à 11 reprises. Mais qui a, égale­ment, tant de fois cédé en finale et en‐demi‐finale… Si sa victoire à l’US Open, en 1990, lui a permis de rester dans l’his­toire, on n’a long­temps pu s’empêcher de regretter ces deux autres finales de Grand Chelem perdues face à l’Allemande, à l’US, en 88, et à Wimbledon, en 91. Regretter égale­ment qu’elle n’ait jamais atteint la première place mondiale. Et puis ces 17 échecs dans le dernier carré ou en finale des quatre tour­nois majeurs. Beaucoup trop ! A croire que tu l’as fait exprès… 

17 défaites en demi‐finale et finale de Grand Chelem

Et bien, peut‐être, oui… En fait, ces défaites répé­tées à un doigt du Graal, Gabriela Sabatini les explique en deux mots, avant‐hier, dans la Nacion : « célé­brité » et « timi­dité ». Oui, l’ex‐numéro trois n’a jamais supporté la pres­sion média­tique entou­rant ses perfor­mances et son charisme. A tel point… qu’elle aurait volon­tai­re­ment perdu certains matches. Volontairement ! Explications : « Quand j’étais plus jeune, j’ai souvent fait en sorte de perdre en demi‐finale pour éviter d’avoir à parler après avoir gagné le tournoi. J’étais vrai­ment très intro­vertie. J’ai eu des problèmes à l’école parce que j’étais trop auto­cen­trée. Durant ma carrière, j’ai toujours été très nerveuse. Mais, dans le même temps, j’étais une vraie compé­ti­trice et j’étais frus­trée quand je ne gagnais pas. Quand j’étais petite, je perdais pouvais perdre le premier set et aban­donner parce que j’étais trop en colère et que je ne pouvais supporter l’idée d’avoir perdu cette manche. Je pense que ma célé­brité a eu quelque chose à voir avec le fait que je n’aie jamais été numéro un mondiale. Être aussi célèbre aurait été encore plus un problème si j’avais été numéro un. J’ai adoré jouer au tennis. J’ai adoré ça depuis le premier jour où j’ai tenu une raquette. J’étais folle de ce sport. J’adorais jouer, j’étais une compé­ti­trice, je voulais gagner. Mais, si dans les premières années, le tennis est un jeu, ensuite, il devient un métier. »

Dure réalité. Gérer la pres­sion de la célé­brité, on en connaît un – plus viril, mais tout aussi délicat – qui semble tout juste parvenir à s’y faire de ce côté‐ci de l’océan. Richard Gasquet. Il a fait, lui, son blocage en huitième de finale, plutôt qu’en demie – avec ses 15 défaites à ce stade dans les tour­nois majeurs. Souhaitons‐lui de surmonter sa peur, un jour, et remporter un tournoi du Grand Chelem !

Pour le plaisir… Pour sa première année sur le circuit WTA, en 1985, Gabriela Sabatini, âgée de 15 ans, se hisse en finale du tournoi de Hilton Road. Elle perd face à Chris Evert 6–4 6–0, après avoir dominé Pam Shriver, Zina Garrison et Manuela Maleeva. Quelques semaines plus tard, elle se hisse en demi‐finale de Roland Garros.

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