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Bientôt le mental ?

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Il faut avoir du courage et être un peu insom­niaque pour régler son réveil dans le but de « mater » les demi‐finales d’un tournoi du Grand Chelem féminin. Au final, on ressort lessivé. 

On a mal aux yeux à force d’ana­lyser des trajec­toires toujours plus droites, et toujours plus rapides. On ressort égale­ment passa­ble­ment irrité par ces « moments » de vérité qui n’en sont pas et qui se trans­forment en catas­trophe mentale. Là où chez les « mâles » on prend un malin plaisir à enfoncer le clou, à couler encore d’avan­tage son advser­saire, chez les dames place au concept du « débreak permanent » 

Si le tennis féminin a progressé dans le domaine de la tech­nique pure et du service, il reste un compar­ti­ment où la marge de manoeuvre est impor­tante. C’est celui du mental. Aujourd’hui dans le tennis moderne, la notion de « break » est devenue le juge­ment de paix. D’une part parce que le service est l’arme fatale, d’autre part parce qu’il s’agit de prendre le service de l’ad­ver­saire, donc de lui signi­fier : je suis plus fort que toi. Cet aspect là, si décisif, est la valeur de base chez un joueur comme Rafael Nadal. Dès que celui‐ci se fait breaker, vous pouvez être sur que le jeu suivant sera un vrai « calvaire ». De plus, l’Espagnol défend chaque balle de break comme si c’était une balle de match, d’ou des statis­tiques de folie dans ce domaine et un ascen­dant psycho­lo­gique énorme sur ses adversaires.

Chez les filles, c’est tout le contraire. Vera Zvonareva ce matin, mais aussi Alizé Cornet ce week‐end, l’ont encore prouvé avec une vraie constance dans le grand « n’im­porte quoi ». Bref, mon propos, avant qu’il ne soit déformé, amplifié, et critiqué par la horde des lecteurs de WLT/GC est tout simple : Mesdames il faut jouer comme des femmes, mais penser comme des hommes. Vous verrez, il y aura souvent la victoire au bout ! C’est Serena Williams qui me l’a soufflé !