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Bobo sauce Nadal sur lit de terre battue

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Retrouvez, tous les jours, la Gazette de Monte‐Carlo, par la Rédaction. Aujourd’hui, première édition !

La décla du jour : Rafa, « ça fait mal… »
« Aujourd’hui, je ne dirais pas que je suis à l’aise. Après Miami, à cause de ma bles­sure au genou, je me suis arrêté. J’ai reçu des trai­te­ments parce que j’avais une déchi­rure au tendon rotu­lien. Du coup, j’ai commencé à m’entraîner ici il y a seule­ment quatre jours et c’est peu après quinze jours d’arrêt. »

‘Faut dire qu’il est souvent blessé, notre Rafa. Bobo par ci, bobo par là… Comme le dit Gilou : « On est toujours inquiet sur la forme physique de Rafa mais on ne se fait plus prendre. On sait qu’à chaque fois que la terre battue arrive, il retrouve la forme. » Nous non plus, on ne se fait plus prendre ! Ainsi va son jeu : une violence faite à son corps et son esprit, son carbu­rant pour avancer. Il faut faire avec, et les risques encourus. Nous, on préfère ce Nadal sympa­thique qui s’marre avec un gosse !

L’insolite du jour : boum on Andy’ head
On a eu la confir­ma­tion visuelle par nos photo­graphes : Andy Murray a vécu un Fukushima capil­laire. L’Ecossais est passé chez le coif­feur de la British Army. Si, avant, Andy avait la trogne grognonne, main­te­nant, le voici devenu super‐grognon entre les grognons… Le voilà sur les rang pour faire ses premiers pas chez la Royal Hair Force.

Le match du jour : PHM, jouissif !

On l’aime bien, ce Paulo ! A Monte‐Carl’, PHM a vécu deux premiers jours remplis d’émo­tion. Une première joie : voir sa wild­card initia­le­ment prévue pour les qualifs’ se trans­former en invi­ta­tion pour le tableau final. De quoi fouler la terre moné­gasque pour la première fois depuis 2010. Deuxième joie : se voir attri­buer Donald Young comme premier adver­saire. Le garçon est certes 50ème mondial, mais a dû s’ex­tirper des quali­fi­ca­tions – toujours mieux que se prendre une tête de série. Et, surtout, l’ami Donald est loin d’être un cador sur terre : il n’y a disputé que sept matches ATP… pour une seule victoire. Troisième joie : écra‐terra‐ti‐cla‐bouiller l’Américain, sur le Court Central, en ouver­ture. Victoire 6–0 6–1 en 1h07. Dans la première manche, Donald, qui est un bon serveur, n’ins­crit que cinq points derrière son enga­ge­ment… Ca fait du bien – ça fait telle­ment du bien que le Français, 352ème, est d’ores‐et‐déjà assuré de revenir dans les 300 meilleurs joueurs du monde lundi prochain. Comme on l’aime bien, ici, à la Rédac’, ce garçon qui nous est souvent décrit comme un intro­verti intel­li­gent se posant pas mal de ques­tions, on lui souhaite de passer le deuxième tour, face à Nishikori ou Albert Ramos. « Je vis au jour le jour », explique‐t‐il en confé­rence de presse. « Je suis un nouveau joueur. Je vois les choses diffé­rem­ment, tout ça m’a forcé­ment changé. J’ai plus de déta­che­ment et plus de plaisir. » Et d’ajouter : « Ma première carrière c’est vrai­ment du passé. » A Monte‐Carl’, c’est déjà très clair : il a gagné un match pour la deuxième fois en huit parti­ci­pa­tions. C’est une nouveauté en soi et un point positif. Alors bravo, Paulo, et continue à sourire comme ça en confé­rence de presse ! Après ces trois joies, vive­ment la quatrième… et les suivantes.

Le livre « Grand Chelem, mon amour » est dispo­nible. Retrouvez les 40 matches de légendes de la décennie 2001–2011. Un livre de la rédac­tion de GrandChelem/Welovetennis.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.