Le destin d’une star est toujours aléatoire. Celui de Boris Becker, condamné à deux ans et demi de prison pour fraude fiscale, va surement inspirer plusieurs auteurs pour un biopic de qualité même si l’on se dit que l’histoire n’est pas encore finie.
Il faut dire que le joueur allemand, vainqueur à 17 ans et 288 jours de Wimbledon, a débarqué au plus haut sommet sans avoir prévenu les ténors de l’époque, en imposant un jeu moderne où la puissance régnait en maitre.
Très vite en Allemagne, il est devenu un demi‐dieu aux côtés d’une Steffi Graf déjà chouchoutée par un père oppressant. Becker, nommé Boum Boum, est alors un vrai buldozer qui n’a peur de rien, même pas de poser nu quelques années plus tard avec sa femme de couleur.
Peu importe si son pays n’est pas encore aussi moderne que lui, Boris avance, gagne des titres et vise une première place mondiale. Un sommet qu’il atteindra en 1991 lors de l’Open d’Australie face à Ivan Lendl.
Déboussolé par ce succès, il quitte le central quelques minutes pour arrêter le temps. Un geste unique qui résume parfaitement son état d’esprit : la gloire oui, mais pourquoi faire ?
Une question qui l’a hanté dès sa jeunesse dorée à Monte‐Carlo. Victime de son succès, victime de ses frasques voire de l’idée d’un pouvoir plus fort que la loi, il a donc passé sa première nuit en prison.
La justice est la même pour tous, une idée que l’Allemand a semblé ignorer, il va maintenant en payer le prix. La grande énigme désormais est de savoir comment il sortira de cette épreuve ou si tout cela en valait vraiment la peine.
Vu son tempérament, on pense forcément à un coup d’éclat, quelque chose qui devrait perpétuer une légende que seuls les serveurs volleyeurs apprécieront à leur juste valeur.
Publié le samedi 30 avril 2022 à 08:20



