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Ce n’est pas le rôle de Stan

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Bon, et bien il n’aura pas fallu attendre longtemps pour connaître un premier coup de tonnerre à Roland en 2014 ! Battu par Guillermo Garcia‐Lopez dès le premier tour, Stanislas Wawrinka a montré une bien piètre performance, totalement indigne de son statut de numéro 3 mondial. C’est donc lui qui passera au crible du Blog de la Rédac’, et ce sera sans ambages…

Je ne vais pas vous cacher cher lecteur que nous avons patiné pour trouver, au fil de la journée, un sujet qui pour­rait passer au crible de notre plume. C’est donc sur moi que l’exer­cice est tombé, et, alors que je m’ap­prê­tais à rendre les armes, que Stan est venu me sauver. A ses dépends, cela s’en­tend. Stanislas Wawrinka ! Stan the Man ! Stanimal ! Le nouveau joueur capable de faire trem­bler les cadors ! Rafael Nadal, Novak Djokovic, Roger Federer, tous pouvaient être croqués par le Vaudois dans cette quin­zaine. Pronostics à gogo le mettant parmi les favoris, émis­sions de télé, inter­views perma­nentes, Stan a clai­re­ment été LA star média­tique de ces dernières semaines, et encore plus après sa victoire à Monte‐Carlo. Justifié ? Oui… et non.

Bon, pour le oui, le tour est vite fait. Vainqueur de l’Open d’Australie, nouveau troi­sième joueur mondial, tombeur de Novak Djokovic et Rafael Nadal lors de cette même compé­ti­tion, le tout avec un jeu extrê­me­ment sédui­sant mêlant puis­sance et revers chaleur ainsi qu’une person­na­lité et un parcours empreints d’une discré­tion qui savent séduire les honnêtes gens, Stan avait à peu près tout pour devenir une coque­luche. D’autant que tout ceci venait ponc­tuer une saison 2013 déjà de haut volée sur le plan sportif. C’est pour­tant à partir de ce point culmi­nant pour sa carrière que Stan a choisi de flan­cher. Avec la gloire, un revers de médaille peut toujours arriver, et ceux qui n’y sont pas habi­tués peuvent avoir du mal à le gérer. Wawrinka en fait partie.

Les plateaux de TV, la Une des médias, tout ça peut vous tourner la tête de diffé­rentes façons. Non pas qu’il ait pu prendre le melon comme on dit dans le jargon. Mais perdre pied et la moti­va­tion, puis oublier de revenir à ses prin­cipes qui l’ont mené vers le haut, ça, c’est possible. Stan s’est démo­bi­lisé et s’est perdu dans quelque chose qui ne lui ressemble pas et ne lui a jamais ressemblé. Aussi, au plus profond de moi, j’ai senti venir cette décon­venue. Un peu comme à Indian Wells, Miami, Madrid ou Rome. Et oui, car Stan ne présente pas que trois titres cette saison. Ah je sais, c’est plus facile à dire après avoir constaté le fait accompli… Mais ce sera ma parole contre la votre !

Wawrinka n’est tout simple­ment pas fait pour truster le haut de l’af­fiche. Il n’est pas là ques­tion de talent, mais bien de mental, de prépa­ra­tion à une situa­tion nouvelle que peu de person­na­lités sont aptes à gérer. Et c’est un véri­table constat d’échec tant le garçon que l’on voit ces derniers mois ne ressemble pas à cet homme si char­mant et réservé aupa­ra­vant. Aussi au jour d’au­jourd’hui, je deman­de­rais tout bonne­ment à Stan de revenir vers ce qu’il est. Qu’il oublie ses idées de chan­ge­ment de nom au clas­se­ment ATP, d’in­ter­views un peu trop présomp­tueuses, bref, ces choses qui ne sont pas de son monde. Qu’il garde sa simpli­cité, qu’il ne s’ajoute pas une pres­sion qui ne lui incombe de toute façon pas. Il n’est pas de cette trempe là, et c’est ce qui fait tout son charme et le plébis­cite général des fans de tennis lors de sa consé­cra­tion. Stan n’est pas the Man. Stan est juste Stan. Un point c’est tout.

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