Pendant cette période des fêtes de fin d’année, chaque membre de la rédaction vous présentera ses coups de coeur et coups de gueule de l’année. Des sujets choisis et présentés avec forcément pas mal de subjectivité et qui susciteront à coup sur le débat parmi vous. Tant mieux, c’est fait pour ça !
Bien sûr, vous allez me dire que Stan Wawrinka a battu en finale de l’Open d’Australie un Rafael Nadal diminué au dos au cours de la rencontre. Bien sûr, vous allez me dire que le Vaudois a surtout manqué de constance dans cette saison 2014, entre un démarrage fantastique et une finale de Coupe Davis somptueuse. Mais force est de constater que Stan est devenu un tout autre joueur à l’issue de cette année. Beaucoup de joueurs aimeraient avoir son palmarès. Et très sincèrement, c’est un gros coup de cœur. En 2013, il avait déjà franchi un cap en se hissant pour la première fois de sa carrière en demi‐finale d’un tournoi du Grand Chelem. C’était à l’US Open. En 2014, il a complètement changé de dimension. Son premier titre du Grand Chelem obtenu à l’Open d’Australie lui permet de rentrer dans la catégorie des champions, la cours des grands.
Stan est devenu un gagnant
Longtemps dans l’ombre si imposante et pesante de Roger Federer, son compatriote, Stan est désormais devenu incontournable. A 29 ans, il a atteint la maturité, la pleine mesure de son jeu et de ses capacités. C’est lui aujourd’hui qui a bousculé le célèbre « Big Four ». Troisième puis quatrième en fin de saison, il a mis fin à la domination, sans partage, du quatuor sur le tennis masculin. Car n’oubliez pas, avant lui, il fallait remonter au sacre de Juan‐Martin Del Potro à l’US Open 2009 pour trouver trace d’un joueur autre que le Big Four soulevant un Majeur. Mieux encore, le Vaudois est devenu le premier joueur depuis Sergi Bruguera à Roland‐Garros 1993 à battre les têtes de série numéro 1 (Rafael Nadal à l’époque) et 2 (Novak Djokovic). C’est vous dire l’immense exploit que Stan a réalisé. Une saison où le match clé restera sa victoire face à Novak Djokovic en quart de finale à Melbourne. Pour vous resituer le contexte, le Serbe restait sur deux succès en cinq manches face au Suisse. Psychologiquement, c’est l’élément déclencheur, celui qui lui permet de prendre conscience qu’il en a les capacités : oui, il peut le faire. Car ce qui a souvent fait défaut à Stan, c’était parfois son mental, jugé friable. Et lui, ne s’était jamais considéré comme un gagnant. Pourtant il en a des qualités entre un service de plomb et sans doute (pour ne pas dire le) un des plus beaux revers à une main du circuit.
Et ce coup de cœur permet aussi de saluer le travail de l’ombre de son entraîneur, Magnus Norman. Le coach suédois est sans doute l’atout majeur de Stan. Avec lui, il est devenu ce gagnant, ce joueur plus confiant et plus persévérant. Bref, ce tout qui lui manquait pour entrer dans cette nouvelle dimension. Ce premier titre du Grand Chelem est amplement mérité, tant Stan est un joueur intègre, immense travailleur et surtout, déterminé. Un aspect à méditer, n’est-ce pas ?
Alors oui, je vous le dis, il y aura un avant et un après 2014 pour Stan Wawrinka, devenu Stan The Man.
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Publié le lundi 29 décembre 2014 à 15:12



