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Deux poids, deux mesures ?

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Il y a plu­sieurs façons d’ac­cep­ter la déci­sion de notre Premier ministre Jean Castex. La pre­mière c’est d’être révol­té et de crier au loup. La seconde c’est de par­ler d’in­jus­tice par rap­port à d’autres déci­sions prises aupa­ra­vant, notam­ment pour favo­ri­ser cer­tains spec­tacles his­to­riques. Et j’y mets for­cé­ment le Tour de France où Jean Castex, tout sou­rire, fai­sait le beau dans la voi­ture de Christian Prudhomme, le direc­teur de la Grande Boucle. 

Il est vrai que le Tour de France, avant d’être une com­pé­ti­tion, est un élé­ment de notre culture lar­ge­ment finan­cé par nos impôts. Des contri­bu­tions ver­sées à des col­lec­ti­vi­tés locales très fières, et on les com­prend, d’ac­cueillir une cara­vane qui déverse sur nos trot­toirs des échan­tillons en tout genre. 

Le ten­nis­man, mal­heu­reu­se­ment, est moins popu­laire que le cycliste qui sue dans la mon­tée du Galibier, et le ten­nis est mal­gré tout encore un sport dit de « bour­geois habillés de blanc ». 

Mais bon, la sen­tence est tom­bée et ces mots n’y chan­ge­ront rien. Il fau­dra donc s’y faire et sur­tout s’y col­ler car un Roland‐Garros avec 5000 per­sonnes était certes déce­vant mais il avait encore un peu de gueule. Ce qu’il y a de réjouis­sant quand même c’est que Roland‐Garros a déjà connu des périodes dif­fi­ciles et à chaque fois, il s’est rele­vé pour gran­dir et s’af­fir­mer comme un monu­ment du calen­drier mondial. 

Donc Roland‐Garros est encore vivant, il l’au­rait été encore un peu plus s’il avait été orga­ni­sé en Suède ou aux Pays‐Bas, au Danemark, voire en Allemagne, mais là je m’é­loigne du sujet, je remets vite mon masque et je ferme ma gueule. 

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