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Faut‐il vraiment croire en Nadal ?

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Vainqueur du tournoi de Rome en infli­geant notam­ment quelques raclées, et notam­ment un 6–0 au numéro un mondial en finale, Rafael Nadal s’est rassuré mais est‐il vrai­ment si fort que certains le pensent et surtout est‐il aussi favori que les années précé­dentes, on en doute.

A l’issue de sa défaite face à Rafa, Nole, qui n’est pas le dernier des imbé­ciles à éviter de tirer la couver­ture vers lui en offrant sur un plateau le titre de favori à l’Espagnol : « Son niveau était impres­sion­nant, mais j’ai pu me battre et c’est le positif. Nadal reste le favori n°1 pour Roland‐Garros, et il y a tous les autres derrière. Ce sera un grand tournoi. » Si le Serbe par cette tactique s’épargne une pres­sion supplé­men­taire, on le rejoint forcé­ment sur l’idée que cette édition 2019 de Roland‐Garros semble plus ouverte que jamais. 

Car si Rafael Nadal a été convain­cant en Italie, il avait aupa­ra­vant soufflé le chaud mais aussi le froid. On se souvient de son match face à Léonardo Mayer à Barcelone où il était presque perdu sur le court et à Madrid force est de recon­naitre que Tsitsipas l’avait bous­culé et dominé. C’est pour cela que si sa victoire hier n’est pas anec­do­tique, elle n’est pas l’as­su­rance de voir Rafael Nadal traverser le tableau tant certaines carences sont appa­rues au grand jour. On pense notam­ment au retour de service où il a commis régu­liè­re­ment des erreurs assez grossières.

Thiem sera frais

Alors oui, l’Espagnol fait partie des préten­dants avec une légère avance, mais il faudra, comme le dit tous les spécia­listes, analyser avec préci­sion le tableau jeudi soir car il pour­rait vrai­ment distri­buer les cartes. Plus qu’ailleurs, il est clair qu’à Roland‐Garros, le degré de fatigue mais aussi de nervo­sité aura son rôle à jouer sur un Grand Chelem où l’on bataille une fois tous les deux jours. Et il y a une flopée de joueurs qui peuvent vous faire douter ou vous contraindre à un match long et éprou­vant. A ce jeu là, il ne faut pas prendre à la légère la défaite préma­turée de Dominic Thiem en Italie sachant que souvent ce forcené manque de fraî­cheur dans les moments clés. A cela on rajou­tera les outsi­ders comme Pella, voir Monfils, ou encore d’autres terriens qui peuvent créer un exploit. On rajou­tera aussi Juan Martin Del Potro qui a livré un match impres­sion­nant face à Djokovic. 

Au final c’est encore Toni Nadal qui résume le mieux la situa­tion de son neveu : Je ne suis pas aussi opti­miste que les autres années, où on arri­vait à Paris avec beau­coup de titres, mais je ne suis pas du tout pessi­miste. Il a encore une grosse semaine pour élever son niveau. Paris, c’est spécial : il jouera sur le court qui lui convient le mieux (le Philippe‐Chatrier). C’est l’endroit le plus impor­tant au monde pour lui. Ses deux plus grands rivaux seront Djokovic et Thiem. Il faut faire l’effort dans les jours à venir. Surtout sur la constance. »