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France – Roumanie et la Fed Cup, une der comme on les aime

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Dans le cadre du numéro 73 de Welovetennis Magazine, chaque membre de la rédac­tion a rédigé son coup de coeur de l’année.

Rouen, Kindarena, avril 2019. C’est dans la salle normande qu’une équipe de France a disputé la dernière rencontre de Coupe Davis ou de Fed Cup dans le format histo­rique « domicile/extérieur ». En demi‐finale, les Bleues de Julien Benneteau étaient oppo­sées à la Roumanie de Simona Halep, numéro 2 mondiale à l’époque. Les 6000 spec­ta­teurs rouen­nais étaient surchauffés, tout comme la très forte commu­nauté roumaine venue en nombre tout au long du week‐end. C’était ça, le charme de ces rencontres que les Anglo‐Saxons appe­laient « home‐and‐away ».

L’atmosphère y était irres­pi­rable, incan­des­cente à certains moments. Portée par cette ambiance qui a toujours su la trans­cender, Caroline Garcia ne passe pas loin de l’exploit face à Simona Halep en s’inclinant en trois sets. Pauline Parmentier, toujours présentée comme la coéqui­pière modèle, permet aux Bleues de revenir à 2–2 et d’arracher un double décisif. C’est surtout la première fois que la Nordiste d’origine remporte un simple à enjeu en Fed Cup. Et derrière, Julien Benneteau est parvenu à faire ce que son prédé­ces­seur – Yannick Noah – avait raté : renouer les liens entre Kristina Mladenovic et Caroline Garcia.

Les deux meilleures joueuses fran­çaises entre­tiennent une rela­tion froide, pour ne pas dire glaciale, mais le Bressan a su trouver les mots justes pour les asso­cier à nouveau en double comme lors de la saison 2016. Une quali­fi­ca­tion aux allures de double victoire pour « Bennet’ » et qui pose aussi les prémices de l’exploit de Perth.

Un succès qui n’est pas sans rappeler celui de Melbourne, en 2001, où les joueurs de Guy Forget avaient soulevé le Saladier d’argent en domi­nant le numéro 1 mondial de l’époque, Lleyton Hewitt. Bref, tout était réuni au cours de ce week‐end rouen­nais : de l’émotion, du suspense, de l’ambiance, des événe­ments et une drama­turgie que seule la Fed Cup (et la Coupe Davis) pouvait offrir. Ces week‐ends hors du temps et de l’atmosphère si feutrée des tour­nois vont me manquer.