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Gasquet devrait jouer, mais…

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A moins de 48 heures du grand lancement de Roland Garros 2014, un suspense demeure dans le clan français : Richard Gasquet, numéro 1 national, disputera‐t‐il le tournoi ? Si oui, dans quel état se présentera‐t‐il ? Cette journée de vendredi nous a apporté quelques réponses. Les voici.

Un tirage compliqué, mais pas si négatif

« Je pren­drai ma déci­sion la veille de mon premier tour » disait Gasquet hier. Entre les lignes, il fallait lire : « J’attends notam­ment de savoir qui je vais affronter pour me décider ». Car clai­re­ment, la qualité et surtout le profil de son adver­saire du premier tour vont peser dans la déci­sion du Français. Pourquoi ? Parce que « Richie » connait ses capa­cités physiques et commence à se faire une idée de ce qu’il sera capable de produire sur le court le Jour‑J. Or affronter un terrien pur jus, ou un dange­reux atta­quant d’en­trée auraient eu de quoi l’in­quiéter. Au final, le tirage au sort lui a réservé un adver­saire plutôt ambigu : l’Australien Bernard Tomic, ex‐27e mondial, mais retombé au 81e rang suite à une opéra­tion subie en janvier. De prime abord inquié­tant, ce tirage n’est peut‐être pas si négatif pour Gasquet. D’abord parce que Tomic traverse une période très compli­quée sur le plan sportif, avec notam­ment une défaite au premier tour des qualifs à Rome face à Estrellas‐Burgos, 101e mondial. Ensuite parce qu’il n’est pas fran­che­ment à l’aise sur terre battue et que son jeu s’y exprime fort moins bien que sur dur ou gazon. Bref, Gasquet semble avoir suffi­sam­ment de marge sur ce joueur, sur cette surface et dans le contexte actuel, pour espérer passer le premier tour. L’éventuelle suite, face à Berlocq ou Hewitt puis sûre­ment Verdasco, est bien plus préoc­cu­pante, et surtout beau­coup trop incer­taine pour être commentée.

Quel niveau de jeu mardi ?

Richard Gasquet avait demandé aux orga­ni­sa­teurs de jouer le plus tard possible. Il aurait été entendu, puis­qu’il ne devrait entrer en lice que mardi. Il lui reste donc encore trois jours, et deux fois plus de séances d’en­traî­ne­ment, pour être prêt le D‑Day. Cela ne devrait pas être de trop. Car ce vendredi, le Français a, pour la première fois, disputé des points avec la volonté de desserrer le frein à main. Mais chasser une appré­hen­sion n’est pas chose aisée. Et surtout, cela prend du temps. Ce matin, lors de sa première séance du jour face à Paul‐Henri Mathieu, le 13e mondial n’était effec­ti­ve­ment pas à la fête. Car si la tech­nique est toujours aussi fluide, les choses sont plus compli­quées sur le plan physique. En retard sur beau­coup de frappes, souvent mal placé, Gasquet a multi­plié bois, fautes et balles décen­trées en défense, secteur du jeu où il est d’or­di­naire si solide. C’est donc un joueur énervé, frustré, inquiet et inquié­tant qui quit­tait le court à 13h. 

Mais l’en­traî­ne­ment de l’après‐midi face à Teimuraz Gabashvili fut beau­coup plus encou­ra­geant. Mettant clai­re­ment plus d’in­ten­sité dans ses frappes, retrou­vant une qualité de balle inté­res­sante, le Tricolore avait meilleure allure que lors de sa première sortie du jour. Certes le service reste encore « faiblard » et les dépla­ce­ments hési­tants mais les progrès semblaient réels. 

S’il reste encore loin de son meilleur niveau, Gasquet a donc prouvé qu’il était capable de progresser séance après séance. Chaque minute passée sur le terrain est une occa­sion de retrouver certi­tudes et auto­ma­tismes. S’il ne ressent pas de douleurs d’ici‐mardi, le numéro 1 fran­çais devrait donc bien jouer Roland Garros. Avec trois jours d’en­traî­ne­ment supplé­men­taires et, souhaitons‐lui, un ou deux matchs gagnés, Richard Gasquet pour­rait, ainsi, retrouver un niveau de jeu inté­res­sant. D’ici‐là, croi­sons les doigts !

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