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Gasquet, si proche mais pour­tant si loin…

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Le match du jour : Gasquet nous l’a encore fait !
Ce n’est pas la première fois que Richard nous fait le coup ; démarrer fort, se rappro­cher des meilleurs mondiaux, les inquiéter, ne pas saisir les oppor­tu­nités et s’éteindre. Hier encore, le même scénario s’est produit face à Novak Djokovic, qui s’impose fina­le­ment 7–5 6–3.

« Il est arrivé avec de grands coups aujourd’hui. J’ai long­temps cru qu’il avait de bonnes chances de remporter ce premier set, concède le Serbe. J’ai fait en sorte de rester présent, joué bien quand il le fallait, et puis ça a été diffé­rent une fois que j’ai eu l’avantage du premier set ». Car oui, le Biterrois est arrivé et a profité des démar­rages diesel du numéro un mondial pour prendre rapi­de­ment l’avantage. Sur un jeu de service mauvais de Djokovic – avec trois fautes directes -, le Français prend l’avantage à 2–1. Mais le débreak arrive rapi­de­ment, sans pour autant que Richie ne lâche l’affaire. A quatre partout, il obtient une balle de break, sur seconde balle. Un retour boisé. A cinq partout, nouvelle balle de break, sur une seconde balle du Serbe. Nouvelle occa­sion ratée.

Il n’en fallait donc pas moins pour mettre en confiance le numéro un mondial, qui s’adjuge le premier set. Lors du second, Nole avance tambour battant et on retrouve le Richard des mauvais jours, celui que l’on aime­rait voir bien moins souvent. Campé derrière sa ligne de fond de court, passif, qui soupire… Pendant ce temps‐là, Djokovic aligne les points, montre toute sa tech­nique et a déjà presque la tête en quart de finale, où il affron­tera David Ferrer. « La perte du premier set a été dure car je l’ai bien joué, je n’étais pas loin de le gagner », avoue le Biterrois en confé­rence de presse. Car la diffé­rence entre Richard et le Top 4 est là : quand les grands cham­pions ont l’esprit vers l’avant, le Français, lui, garde en tête les erreurs du passé.

La décla’ du jour : Serena, visi­ble­ment pas satisfaite
« La bonne chose c’est que j’aurai pu bien mieux jouer. J’étais proba­ble­ment à 20%… Donc ça craint, et j’aurais pu m’asseoir ici et dire que je ne pouvais pas mieux faire. Mais ce n’est pas le cas. […] J’ai commis un nombre incal­cu­lable d’er­reurs. A mon âge, je ne devrais plus faire ça, c’est ridi­cule. »
En confé­rence de presse d’après match, Serena Williams a semblé très déçue de sa perfor­mance face à Caroline Wozniacki. La Danoise a disposé de l’Américaine en deux sets, 6–4 6–4. Un match repère qui peut rebooster l’ancienne numéro un mondial, qui jouera Sharapova pour une place en finale.

L’insolite : Quant les Top players prennent leur temps…
Seize minutes. C’est le temps qu’il aura fallu à Andy Murray pour inscrire son premier jeu de service face à Simon ! Un jeu où le Français aura glané quatre balles de break sans pour autant en profiter. De son côté, Rafa ne peut pas en rire non plus. Il a en effet fallu pas moins de 28 minutes de jeu pour que lui et Nishikori inscrivent les trois premiers jeux du match. Pour terminer, on a même chro­no­métré que Nadal a mis 40 secondes pour se préparer au service… C’était long !

Les résul­tats de mardi
Un Nadal qui passe mais ne rassure pas
Le programme de mercredi

A propos de l’auteur

Baptiste Blazy

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.