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Haas‐Verdasco, j’en veux encore !

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On dit souvent qu’il faut une oppo­si­tion de style pour avoir un grand match de tennis. Ce samedi, avec le duel Haas‐Verdasco, j’ai été bien servi. Tommy n’a pas cessé de grimper au filet variant revers slicé, montée à contre‐temps, volée à plat, amortie, bref, toute la pano­plie de l’at­ta­quant. En plus, en face, Fernando n’a pas fait que défendre. Au contraire, l’Espagnol, n’a pas hésité à cher­cher le « point » comme le confirme les stats en terme de « winners », 156 pour l’Ibérique.
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Pour qu’un match de tennis soit un grand match, il faut aussi quelques petits drames. Dans ce duel, on va se centrer sur le début du 5ème set où après avoir demandé le kiné assez longue­ment à la fin de la 4ème manche, Fernando Verdasco lâchait prise concé­dant un break d’entrée. 
Grimaçant, l’Espagnol semblait alors vrai­ment diminué, voir virtuel­le­ment éliminé. Enfin presque, puis­qu’il retrou­vait subi­te­ment l’énergie suffi­sante pour refaire son retard à 2–3 sur un retour de revers croisé excep­tionnel après avoir déjà raté une balle de débreak à 1–2. Ce retour était si excep­tionnel que Tommy applau­dis­sait son adver­saire. Le money time qui porte bien son nom à l’US Open arri­vait donc à grand pas. J’en profi­tais pour reprendre un café. De retour avec mon petit noir, je consta­tais que Fernando ne trem­blait pas et menait même 5 à 4 en retrou­vant son bras qui avait fait merveille à l’Open d’Australie. 
Dos au mur, moins entre­pre­nant, l’Allemand très nerveux restait à quai notam­ment sur un premier évène­ment malheu­reux avec ce passing croisé de l’Espagnol qui restait dans le court grâce à la bande du filet. 30A, 4–5 : bis répé­tita, Tommy mettait sa volée dans la bande. Balle de match pour Fernando et…banco.
Tommy repar­tait donc de New York avec simple­ment une place au 3ème tour. C’est bien peu par rapport au talent, à la main de ce joueur presque d’un autre temps. Pour Fernando, c’est une petite confir­ma­tion. Mais le plus dur commence aussi dans un tournoi du Grand Chelem, la fameuse deuxième semaine.