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J’ai assisté à la première confé­rence de presse de Rodgeur !

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D’abord, il y a l’en­trée, tran­quille, avec une tenue toujours très classe. Ensuite, un geste, avant de monter sur l’es­trade. Remonter le col de sa veste, replacer sa casquette et, enfin, se présenter face à la presse. 

Et, en général, quel que soit le résultat du match, la salle est pleine. Arrive, alors, le flot de ques­tions. Et ces ques­tions, quand on a le plus grand joueur de l’his­toire, elles fusent un peu dans tous le sens. Hier, tout y est passé. Sa femme, son jeu, Santoro, les spon­sors, Rafa, Wawrinka, la program­ma­tion, le soleil, Paris, la tour Eiffel, la tarti­flette (je plaisante). 
Il faut dire que Roger est un bon client, un très bon client. Anglais, fran­çais, suisse‐allemand, mais aussi italien selon nos infor­ma­tions, Roger maitrise et sait aussi garder le sens de l’hu­mour. Enfin, surtout quand il est content. Mine fermée à Monte Carlo juste après son mariage, sourire des grands jours hier depuis que, visi­ble­ment, les pépins sont derrière lui. 
Mais une constante : « Venir dans des salles de presse est un peu diffi­cile, c’est bondé, on n’en­tend pas très bien les ques­tions et les réponses ». On a du mal à y croire. Il reste que le Suisse prend du plaisir quand il est en forme, mieux il arrive même, comme hier, qu’il plaisante. 

Est‐ce que vous avez parlé du fait que Mirka ne serait pas à l’un des matches impor­tants, et comment le vivez‐vous alors que vous avez dit que c’était important ?
Réponse de notre Suisse préféré : « C’est presque plus impor­tant pour elle que pour moi, mais ne lui dites pas ! » La salle s’éclate, Roger joue le mari dominé, j’adore. 

Auparavant, alors qu’il venait de passer son premier tour, un tour toujours périlleux, l’un de mes collègues avait eu l’idée saugrenue de l’in­ter­roger sur Rufin, 19 ans, qui venait de réaliser un exploit.

Rufin vient de gagner. Etiez‐vous au courant et qu’est‐ce que cela vous inspire ?
Blanc, blanc, silence à la Nadal… Mais Federer est un gent­leman, il sent qu’il doit enchainer, il est bien élevé. La réponse gicle comme son coup droit :« Je ne le connais pas malheu­reu­se­ment, c’est bien pour lui, c’est super de jouer dans le tableau prin­cipal surtout chez lui en France. »
Last ques­tion in French or in English ?

Federer est déjà là depuis plus d’un quart d’heure, là où Rafa reste 5 minutes. 

Après un match comme celui‐ci, qu’est‐ce que l’on peut dire ? Il y en a qui durent 10 minutes (des confé­rences de presse), d’autres 45 minutes.

Celle de ce lundi va durer 33 minutes montre en main, et se termi­nera par la presse Suisse Allemande, les radios trico­lores, les radios inter­na­tio­nales, les télés bleu‐blanc‐rouge et les télés inter­na­tio­nales. Federer fait front, casquette bien vissée sur son crâne, Federer est un grand profes­sionnel et aussi un nouveau joueur depuis qu’il a avoué, une demi‐heure aupa­ra­vant, son amour pour un coup magni­fique du tennis : l’amortie.

A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.