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J’ai tenté de réfléchir comme Maria !

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Le débat fait couler beaucoup d’encre…Mais où va donc le tennis féminin ? Droit dans le mur pour certains, en manque de patronnnes pour d’autres : « Je suis cela de très loin mais je pense qu’il manque un boss » a expliqué cette semaine Justine Henin venue nous présenter sa nouvelle vie. Une vie faite d’un foulard en forme de ceinture, d’une diction de tout premier ordre, et d’un sourire presque trop tranquille.
Mais je m’égare, et j’en perds même ma concentration puisque penser comme Justine, c’est penser à une tactique, c’est se placer avec minutie, c’est jouer avec une raquette dite difficille possédant un tamis rétréci. C’est utiliser le slice, le kick, l’amortie, le contre-pied, la volée, la volée à contre-temps. C’est jouer un point à 30 A différemment qu’à 30-0. C’est regarder le score, lever la tête, et c’est signer un contrat avec Rolex, histoire de réussir sa vie. Bref, c’est s’accomplir, enfin presque puisque la Belge a encore eu des mots assez durs sur son ancienne profession : « Un monde aseptisé, où l’on est ultra protégée, rien à voir avec la vie », ni la série où celle-ci est soit disant plus belle, la vie !

Bref, j’oublie la W, je prends ma P…Hybrid 3, et me voila en blonde terrassant tout sur mon passage. De face, de profil, rien ne m’arrête. Je cogne, cogne sans relâche. Je vise, vise sans espace. I’m a Bolletieri Girls… Pas de money time, je fixe sans cesse et bing je plante un coup droit. Je cherche le fameux point gagnant, celui qui compte double dans la tête de mon adversaire. Je me replace vite, et pan, j’allume encore. Pas de marathon, que des sprints, que des explosions, pas de touché, que des frappes lourdes, point trop de diagonales, ça fatigue les yeux et ça muscle trop le cou !
Me voila donc Maria, Maria Sharapova, plantureuse, sexy avec ce poing gauche à la Rafalito mais dans un style très féminin, un geste presque cadenacé, un geste timide et doux. Me voila donc Maria, ex-numéro 1 mondiale, tentant un come-back difficile après avoir eu mon épaule explosée. Me voila en 8e de finale, en ayant du batailler comme une folle pour continuer à rester vivante dans ce Roland Garros 2009.
Un parcours chaotique qui prouve une nouvelle fois qu’il existe bien deux Maria en moi. La Blonde : celle du spectacle, de la plastique des publicités, du sponsoring….et l’autre : la gagnante, celle qui ne lâche rien, jamais rien !

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