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J’aime, j’aime pas…

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Pauline Dahlem et RCV vous font vivre Roland Garros de l’in­té­rieur, durant cette quin­zaine… Coups de cœur, coups de gueule, mais surtout coup d’oeil, à retrouver au quoti­dien sur Welovetennis.

J’aime…
Les confé­rences de presse de Novak Djokovic. Si certains joueurs, peu à l’aise dans cet exer­cice, donnent des conf’ sans grand relief, Djokovic, lui, rend quasi‐toujours le moment attrayant. Et lorsqu’il vient de se quali­fier pour le 3e tour d’un Grand Chelem en ne perdant que quatre jeux, le numéro 1 mondial est forcé­ment plus détendu pour répondre aux ques­tions, aussi diverses soient‐elles, des nombreux jour­na­listes présents. En choi­sis­sant chacun de ses mots, entre sérieux et décon­trac­tion, le numéro 1 mondial prend le temps d’expliquer son point de vue. Les 32 têtes de série en Grand Chelem, la pluie, Grigor Dimitrov… Une fois les sujets les plus sérieux abordés, Novak Djokovic s’amuse des ques­tions plus inso­lites. « Combien de langues parlez‐vous et quelle est celle que vous préférez ? » « Je parle 6 ou 7 langues, à diffé­rents niveaux » sourit le Serbe. « J’aime beau­coup l’Italien, c’est très mélo­dieux, agréable à entendre et à parler. Il y a des langues plus diffi­ciles comme le chinois ou le japo­nais. Je les trouve inté­res­sante parce que dans leur alphabet, il doit y avoir 3000 carac­tères ou quelque chose comme ça. Bon, aujourd’hui, je n’en connais que 2 ou 3 ! » L’assemblée se marre, l’effet est réussi. Mais Djokovic enchaîne en apos­tro­phant une jour­na­liste de type asia­tique. « Vous êtes Chinoise vous‐même ? Vous connaissez combien de lettres ? 5000 ? Je vous envie ! » Pour finir le show, Novak admet que l’idée de porter la perruque de Yannick Noah lors de la céré­monie de remise des prix en cas de victoire dimanche prochain est une « idée inté­res­sante » à laquelle il réflé­chira. « Je veux d’abord faire la partie la plus diffi­cile du job mais je suis ouvert à toutes sugges­tions » rigole‐t‐il pour conclure. Merci Novak et rendez‐vous à la prochaine conf !

Pauline Dahlem

J’aime pas…
Mmmmmh… A votre avis ? Allez, faites un effort. Cherchez bien. Encore un peu, vous y êtes presque. Ca fume, les yeux deviennent vitreux, c’est la conden­sa­tion. Oui, en un mot comme en 100 : la pluie. Rain. Dusche. Pioggia. Ducha. నీటి తుంపర. C’est en ces journées‐là qu’on regrette la présence d’Andy Murray dans le tournoi. Il s’y serait senti comme à la maison ! Si, si, la lande, les châteaux balayés par les vents et des sacs de flotte balancés par le ciel comme on balance des peaux de banane sur les trot­toirs de gens pressés. A peine le temps de se balader dans les allées du stade, un crachin se met à tomber. Crachin qui, rapi­de­ment, se trans­forme en une drache aiguë. Un para­pluie s’ouvre : je me prends un nuage de gout­te­lettes en pleine trogne – boudeuse, la trogne, je l’ad­mets. Un autre se déploie : et hop, une baleine dans l’oeil – c’est lourd, ça fait mal et ça grogne. Oui, la pluie, c’est aussi ça. Le monde entier semble se presser sous les quelques espaces abrités du stade, les stands ou les travées des courts. Se faufiler jusqu’au centre de presse sous le Philippe Chatrier devient une lutte de tous les instants et affine ma compré­hen­sion de l’exi­gence physique d’une rencontre Nadal‐Djokovic. Moi aussi, j’ai demandé une chaise une fois la porte poussée. Pour les joueurs et les joueuses, c’est l’enfer. On rentre, on s’échauffe, on tape, on sort, on re‐rentre, on se ré‐échauffe, on re‐tape, on re‐sort… et, pour la moitié de nos athlètes préférés, on se retrouve encore à disserter sur une défaite morcelée et forcé­ment frus­trante devant un parterre de jour­na­listes à l’affut, rodant, en cancres ravis de cette école buis­son­nière forcée, des salles de conf’ à la café­téria. Lorsque, enfin, un rayon de soleil traverse les nuages et sèche deux‐trois flaques – pas plus et certai­ne­ment pas les sièges dans les tribunes -, c’est la résur­rec­tion. Le temps de voir, fesses trem­pées, Benoît Paire sortir un coup de squash splen­dide face à Lukasz Kubot et remporter une manche pas très bien embar­quée… Et l’on s’abrite à nouveau. Aucun doute : ces jours‐là, Roland, j’aime pas, j’abhorre.

RCV

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A propos de l’auteur

Rémi Cap‐Vert

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.