L’inévitable « J’aime/J’aime pas » de la Rédaction, pour faire le point, en toute franchise, sur ce qu’il s’est passé du côté de Roland Garros. Un article du Blog de la Rédac.
J’aime
Gaël Monfils qui, sans préparation, atteint les quarts de finale. Comme souvent, la Monf’ est dans son jardin à Roland Garros. Comme souvent, il est arrivé, cette année, à court de forme, avec seulement cinq matches sur terre dans les pattes. Et, comme souvent, ça ne l’a pas empêché de briller. En 2011, il avait gagné quatre matches sur l’ocre… puis s’était hissé en quarts de finale. Même chose en 2009 et 2008, dans une moindre mesure. Au‐delà de cette aisance sur les courts de la Porte d’Auteuil, la Monf’ sait également hausser son niveau de jeu dans les grands rendez‐vous. Car, depuis le début du tournoi, on ne peut pas dire qu’il était convaincant. Et, pourtant, hier, face à Guillermo Garcia‐Lopez, il a réussi un très joli coup de force face au tombeur de Stanislas Wawrinka, un joueur systématiquement dangereux sur la surface. Porté par le public, il a réussi tout ce qu’il a tenté, a retrouvé un service digne de ce nom, toutes ses vertus défensives et même un certain allant offensif dans les deux premiers sets, faisant parler sa patate en coup droit (pas moins de 13 ont fait mouche et calmé GGL). Face à Andy Murray, tout est possible. Gaël est capable de sortir un grand match, il l’a déjà fait par le passé. Il est aussi capable de déjouer face à l’intelligence adverse. Leur première et seule rencontre à Roland Garros, en 2006, avait déjà donné un cinq sets en 3h42, remporté par le Français 6–4 6–7(2) 1–6 6–2 6–1. Aura‐t‐on un scénario similaire ? C’est possible, même si Murray est en grande forme. En tout cas, on s’en frotte déjà les mains. Et l’on sait ce qu’on va faire demain après‐midi…
J’aime pas…
La conférence de presse de Fernando Verdasco après sa défaite face à Andy Murray, hier, à Roland Garros. Bof, bof… L’Espagnol s’est d’abord plaint du court, le Lenglen étant plus rapide que le Chatrier. « Le court était extrêmement rapide par rapport au Philippe Chatrier, ce n’est pas du tout la même chose, comme si on était dans un tournoi différent. Et, dans un tournoi comme Roland Garros… il est étrange qu’il y ait deux courts aussi différents. Je ne suis pas du tout satisfait sur ce point. » Ahlala… Non, Fernando, Andy Murray était juste plus fort hier. Et plus malin. Car l’Ecossais a bien senti comment gêner l’Espagnol, en variant, en l’attirant au filet, en lui faisant des balles bombées et en le crucifiant avec son revers. « J’avais l’impression de ne pas jouer sur terre battue. » Mais ce n’est pas tout, l’Ibère en a rajouté une couche sur Pascal Maria, arbitre de la rencontre. Car sur un service de Verdasco, Maria a déjugé son juge de ligne et pouvait faire rejouer le point, avant qu’Andy ne le donne à son adversaire. L’histoire aurait pu s’arrêter là, d’autant qu’elle se finit bien pour l’Ibère, mais, non, la défaite aidant, il a fallu en rajouter une couche devant les médias : « Pascal a un caractère un peu particulier et parfois, il vous prend de haut. Ça fait plusieurs fois que je tombe sur lui et ça n’a pas été de bonnes expériences. Ce n’est pas un arbitre avec qui je m’entends très bien, ça, je peux vous le dire. […] Ça fait longtemps que je le pratique, c’est un arbitre dont beaucoup de joueurs se rappellent. Mais pas parce qu’il est bon… » Cette réflexion mordante, il aurait aussi pu s’en passer. D’autant que le match s’est bien déroulé. Alors bon, Verdasco l’affirme, la victoire de Murray n’est pas imméritée, loin de là. Mais il ne peut pas s’empêcher de se plaindre… Voilà, ce n’est pas bien grave, mais on aime aussi quand les joueurs perdent avec classe.
LES HITS DE ROLAND GARROS
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Publié le mardi 3 juin 2014 à 14:00



