AccueilLe blog de la rédac’La Coupe Davis est un révélateur !

La Coupe Davis est un révélateur !

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On ne ment pas à la Coupe Davis, cette épreuve ances­trale remet toujours tous les cham­pions à leur vraie place, en face de leurs respon­sa­bi­lités et de leurs carences, il en va de même pour le capi­taine. Logique donc que toute la presse, pour se rassurer, reprenne en coeur le joyeux mais nostal­gique thème des Mousquetaires pour dési­gner nos cham­pions, même si on est assez loin de ces clichés noir et blanc de la grande époque et d’une ambiance bon enfant. Le tennis a évolué, les menta­lités aussi.

.« Dis tu l’as vu cette double page dans l’Equipe où ils ont habillé Simon, Gasquet, Monfils, Tsonga en pantalon blanc et raquettes anciennes ?
– Ben non, quelle idée d’ailleurs »
L’idée c’est toujours la même, celle d’un tennis policé, réservé, vieille France, bref un tennis dont on ne veut plus…..

Ce que l’on ne veut plus aussi c’est une ambiance terne, des envois de sms, et certains non‐dits. 
Quand mon télé­phone sonne ce matin, qu’un de mes indics m’explique avoir eu des expli­ca­tions sur l’ambiance qui règne dans le team France alors qu’il accom­pagne un futur cham­pion sur l’épreuve des Petits Ducs à Dijon, je fais des bonds, j’en crois pas mes oreilles. Comme colporter des rumeurs est inutile, je m’empresse de véri­fier ses dires, et surtout de me convaincre que tout cela n’est pas possible ou alors lié à une incom­pré­hen­sion, voir un choc de géné­ra­tions. Et il est certain que l’incompréhension peut exister entre un capi­taine et des joueurs déjà au sommet. 
A ce sujet le possible retour de Yannick doit être inter­prété avec le recul comme un vrai SOS. Bref, Guy Forget joue gros ce week‐end alors que « ses » cham­pions ont le vent en poupe. Gaël Monfils est 9e, inat­ta­quable dans son début de saison, son état d’esprit. Jo‐Wilfried Tsonga fait pêter l’audimat à chaque fois qu’il rentre sur un court, Gilles Simon, « The Brain » sait toujours retomber sur ses pattes, Llodra est revenu au bon moment sur son sol, et Richard est discret, dispo­nible et heureux malgré des résul­tats peu probants. Il est d’ailleurs amusant de le voir nous expli­quer qu’il est content d’être à côté de très grands joueurs. 
« Ceux qui disent que l’am­biance n’est pas bonne, n’ont rien compris » explique un autre indic, très très proche du staff trico­lore. Bref, bonne ou pas, comme le dit Forget, l’ambiance est face à la vérité du terrain. Et quel que soit le niveau des joueurs trico­lores, une rencontre de Coupe Davis, c’est aussi tout simple­ment 4 simples, 4 duels, coupé par un double. 
En somme ; oui l’ambiance c’est impor­tant, mais cela ne fait pas tout. 
Et c’est là que l’on rejoint notre capi­taine car ce rendez‐vous à Ostrava prend tout son sens. Tout son sens parce que le match est à l’extérieur dans une salle bondée et face à deux profils disons le un peu dingo. D’abord Berdych, ultra doué qui peut mettre n’importe qui à deux mètres de la balle et Stepanek, celui qui a déjà fait tourner en bour­rique tous les ténors du circuit. Dimanche soir, ou samedi (NDLR : on ne sait jamais) on en saura donc un peu plus. En cas de défaite, le concept des Mousquetaires sera déjà rangé aux oubliettes, c’est déjà ça.

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