AccueilLe blog de la rédac'Le conseil de classe de Melbourne (1/2)

Le conseil de classe de Melbourne (1/2)

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L’Open d’Australie a rendu son verdict ! Le premier Grand Chelem de la saison a, encore une fois, été très mouve­menté… Comme à son habi­tude, ce conseil de classe n’a rien d’exhaustif. Débutons par les hommes !

Félicitations
Roger Federer : 20. Roger Federer a gagné son ving­tième titre du Grand Chelem sur 30 finales dispu­tées. Ce n’est plus des féli­ci­ta­tions qu’on doit lui adresser mais une haie d’hon­neur. A 36 ans, le Suisse n’a certai­ne­ment jamais été aussi fort. Il n’a, certes, pas eu le tableau le plus compliqué de sa carrière mais a impres­sionné par son talent et sa fraî­cheur. En finale face à Marin Cilic, certains ont pu croire qu’il allait craquer ou s’effondrer mais c’était mal le connaître. Roger Federer est une légende de ce sport et proba­ble­ment le meilleur joueur de tous les temps. Chapeau l’artiste.
Marin Cilic : S’il y a bien un joueur qui mérite les féli­ci­ta­tions du conseil c’est bel et bien Marin Cilic. En progrès constant depuis plusieurs années, le Croate vient de disputer sa deuxième finale de Grand Chelem en six mois, après celle perdue à Wimbledon face au même Roger Federer. Désormais troi­sième mondial, Marin est ambi­tieux et vise la première place. Une atti­tude qui mérite d’être souli­gnée par le conseil, surtout après une défaite aussi douloureuse. 

Encouragements
Hyeon Chung : Aurait‐on trouvé le nouveau Novak Djokovic ? C’est en tout cas le message que le jeune Hyeon Chung a voulu faire passer. Véritable incon­di­tionnel du joueur Serbe, le joueur de 21 ans a épaté par son niveau de jeu très simi­laire du premier. Quoi de mieux qu’une victoire en trois manches face à son idole pour défi­ni­ti­ve­ment s’af­firmer comme une des relèves du tennis masculin. On n’ou­bliera pas sa victoire renver­sante face à celui qui était désigné comme le joueur incar­nant cette relève, Alexander Zverev. Face à Roger Federer en demi‐finales, il a été contrait d’aban­donner à cause d’une terrible ampoule sous le pied. On a hâte de revoir le Coréen en Grand Chelem. 
Tennys Sandgren : Nous ne revien­drons pas sur la polé­mique de Twitter car avec un prénom pareil, on ne peut retenir que le plus impor­tant. Arrivé à Melbourne en n’ayant JAMAIS gagné le moindre match en Grand Chelem, Tennys Sandgren a secoué la planète tennis. Vainqueur facile de Jérémy Chardy au premier tour, il s’est offert le scalp de Stan Wawrinka au deuxième. Toujours gêné par son genou, le Suisse n’a pas pu défendre crâne­ment sa chance mais c’est l’at­ti­tude de l’amé­ri­cain qui a épaté. Après avoir éliminé Marterer en 16ème de finales, on pensait légi­ti­me­ment que son aven­ture allait se terminer face à Dominic Thiem au tour suivant. Que nenni. L’américain a pratiqué un tennis de très haut niveau pour venir à bout du sixième joueur mondial, pour­tant en belle forme depuis le début de la quin­zaine. Quatre victoires d’af­filée en Grand Chelem pour celui qui n’avait même jamais disputé de match en trois manches. Cela méri­tait bien les encou­ra­ge­ments du conseil.
Kyle Edmund : Certains diront que Kyle a été favo­risé avec une partie de tableau dévastée. C’est en partie vrai mais il a quand même fallu s’ar­ra­cher dès le premier tour sous un soleil de plomb pour se débar­rasser du très coriace Kevin Anderson (11ème), en 4h de jeu et en cinq manches. Pas une mince affaire. Derrière, il est vrai que le Britannique a profité d’un tableau plutôt favo­rable : Istomin, Basilashvili et Seppi avant de retrouver Grigor Dimitrov en quarts. Et c’est là que le natif de Johannesburg a mérité ses encou­ra­ge­ments. Malgré un Bulgare en dessous de son niveau réel, celui qui n’a jamais disputé la moindre finale sur le circuit atteint pour la première fois de sa jeune carrière les demi‐finales d’un Grand Chelem. Il fallait le faire. Continue comme ça Kyle.

Avertissements :
Novak Djokovic : On le sait, Novak Djokovic n’est pas à 100%. Il est arrivé à Melbourne sans véri­table prépa­ra­tion et s’en est fina­le­ment plutôt bien sorti spor­ti­ve­ment. Malgré une défaite assez logique face à Chung, le Serbe a fait le job face à Donald Young, Gaël Monfils et Albert Ramos. Le conseil a quand même décidé d’adresser un aver­tis­se­ment médical à l’an­cien ogre du circuit. Muni d’un bandage sur l’en­semble du bras droit, il en est même venu à changer sa façon de servir. Inutile pour certains, Logique pour d’autres, il n’empêche que Nole ne s’est pas suffi­sam­ment soigné et la planète du tennis est inquiète. Opération ou non, les prochaines semaines seront déci­sives pour sa carrière.
Grigor Dimitrov : Oui, le Bulgare a atteint les quarts de finale. Oui, il a réalisé une fin de saison 2017 excel­lente ce qui lui a permis de disputer le Masters et d’être le 4ème meilleur joueur mondial. Sauf que, une fois de plus, Grigor Dimitrov nous a déçu. Pourtant auteur d’un super match pour éliminer l’out­sider du tournoi, Nick Kyrgios, le natif de Haskovo est complé­te­ment passé à côté de sa partie face à Kyle Edmund, un adver­saire pour­tant à sa portée. Une fois de plus, on l’a senti décon­centré, frustré puis décou­ragé. Restera‐t‐il comme le joueur ayant les capa­cités de gagner un Grand Chelem sans y parvenir ? On ne l’es­père pas mais on préfère l’avertir, une nouvelle fois.

Conseil de discipline :
Lucas Pouille : Nous avons le regret de convo­quer Lucas Pouille à un conseil de disci­pline en compa­gnie de ses parents. Déjà averti à quatre reprises sur l’Open d’Australie, le Nordiste a décidé de n’en faire qu’à sa tête. Pour la cinquième fois en cinq parti­ci­pa­tions, il s’est fait éliminer dès le premier tour à Melbourne par le vengeur belge Ruben Bemelmans (120ème). Trop c’est trop, le conseil de classe a décidé de sévir, au contraire du capi­taine Yannick Noah qui n’a pas hésité à convo­quer son « sauveur » de novembre.