L’Open d’Australie a rendu son verdict ! Le premier Grand Chelem de la saison a, encore une fois, été très mouvementé… Comme à son habitude, ce conseil de classe n’a rien d’exhaustif. Après avoir fait honneur aux dames, place aux hommes !
Félicitations
Novak Djokovic : Les tournois se suivent et se ressemblent. Il faut être franc, les superlatifs commencent à manquer pour décrire les performances de Novak Djokovic. Le Serbe n’en finit plus d’affoler les compteurs. En signant une dix‐septième finale consécutive, un septième titre de suite et un cinquième titre en Grand Chelem sur les sept derniers, Nole est sur une autre planète. Intouchable, le Djoker semble sans limite. Même quand il joue mal (souvenez‐vous des 100 fautes directes contre Gilles Simon), il s’en sort. De quoi vous décourager. Le numéro 1 mondial continue d’écrire l’histoire en égalant les onze trophées de Rod Laver et Björn Borg. À 28 ans, le « loup » (animal auquel il a été comparé pendant sa conférence de presse, ndlr) est loin, très loin, d’être rassasié. 2016 l’année de tous les records ?
Andy Murray : Finaliste en 2015, Andy Murray a fait aussi bien en 2016 mais dans des circonstances particulières. Affecté par le malaise de son beau‐père, Nigel Sears, en plein match de sa joueuse (Ana Ivanovic) et sa femme, Kim, sur le point d’accoucher, le Britannique a du gérer ses émotions tout au long du tournoi. Des émotions qui ont pris le dessus lors de son discours après la finale : « Kim, tu as été une légende ces deux dernières semaines, je serai bientôt dans l’avion pour rentrer à la maison. » Quoi qu’il en soit, le protégé d’Amélie Mauresmo a livré une superbe quinzaine, livrant une sublime performance pour écarter le bombardier canadien, Milos Raonic, en demi‐finale.
Milos Raonic : Après une saison 2015 catastrophique et marquée par des blessures à répétition, Milos Raonic version 2016 est un autre joueur ! Déjà titré à Brisbane (en s’offrant le scalp de Roger Federer), le Canadien a fait étalage de ses progrès tout au long de la quinzaine : un jeu du fond du court plus solide et surtout un joueur qui vient prendre d’assaut le filet ! Stan Wawrinka en a fait les frais en huitièmes. Désormais coaché par Carlos Moya (toujours aux côtés de Riccardo Piatti), Raonic est un vrai joueur d’attaque et qui n’est plus catalogué uniquement à son service. À suivre de très près…
Encouragements
Roger Federer : Bien que largement battu par Novak Djokovic (notamment lors des deux premiers sets bouclés en 50 minutes), Roger Federer a été éblouissant tout au long de la quinzaine. Demandez à David Goffin et surtout Tomas Berdych, qu’il a balayé en quarts de finale. Jusqu’à la demi‐finale, le Suisse avait été aérien comme à ses plus belles heures. De quoi laisser entrevoir une belle saison 2016…
Gaël Monfils : Le Gaël Monfils nouveau serait‐il arrivé ? Pour atteindre son premier quart de finale à Melbourne, le Parisien a profité d’un tableau pour le moins avantageux après les défaites de Rafael Nadal ou encore de Kevin Anderson. Mais le constat est simple : la Monf a fait dans la sobriété du début à la fin, en étant sérieux et appliqué. On demande à revoir…
Gilles Simon : Ne cherchez plus, le seul joueur capable d’embêter Novak Djokovic s’appelle Gilles Simon ! Le Niçois a été époustouflant contre le Serbe en huitièmes de finale. Sans jamais donner de rythme, Gillou est passé tout proche d’un authentique exploit. Aujourd’hui, dans cette filière, il est le seul capable de le faire et de durer aussi longtemps. En tout cas, cette performance doit lui donner confiance pour la suite de sa saison.
Avertissements
Marin Cilic : Marin Cilic a passé Melbourne sans faire de bruit. Le Croate, solide sur ses deux premiers tours, a chuté contre Roberto Bautista Agut au troisième tour. Il est vrai que l’Espagnol était en pleine forme après son titre à Auckland et qu’il a ensuite posé de gros problèmes à Tomas Berdych. S’il encore trop tôt pour se faire un avis, on est en droit d’attendre un peu mieux d’un vainqueur de Grand Chelem…
Conseil de discipline
Rafael Nadal : Avant tout, il faut être honnête. Son premier tour contre Fernando Verdasco était le plus piégeux des têtes de série. Cela s’est confirmé. Même si Rafael Nadal a mené deux sets à un contre son compatriote, on ne l’a jamais senti prendre réellement le dessus. Le Madrilène avait été fidèle à sa tactique : ça passe ou ça casse. Pas de chance pour Rafa, c’était le bon jour. Il est encore trop tôt pour dire que le Taureau de Manacor va vivre une année difficile, car il faudra le juger sur terre battue. Néanmoins, cela confirme que sur les autres surfaces, il lui sera de plus en plus difficile de rivaliser. Certes, Rafa veut se montrer plus agressif en prenant la balle plus tôt (comme il s’efforce à le dire en conférence de presse), mais on s’aperçoit que son déplacement n’est plus aussi bon que par le passé. Ne serait‐ce pas l’heure d’entendre un nouveau discours pour épauler tonton Toni afin de se renouveler ?
Publié le mardi 2 février 2016 à 13:00



