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Le huis clos, voilà pourquoi il n’est pas possible sur le grand circuit

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Si le foot­ball envi­sage très clai­re­ment de reprendre dans des condi­tions sani­taires opti­mi­sées, personne ne vient contre­dire l’idée que les matchs se tien­dront bien sûr à huis clos et cela ne pose visi­ble­ment pas de problèmes, ni pour les spon­sors, ni pour la commu­nauté même si évidem­ment ce n’est pas « vrai­ment » le foot­ball comme on l’aime.

Dans le tennis, pour l’ins­tant la notion de huis clos est tabou, même si elle a été évoquée du bout des lèvres par certains direc­teurs de tour­nois récem­ment. Pour le comprendre il suffit de reprendre les propos de Gérard Tsobanian lors de son entre­tien accordé à L’Equipe ce lundi : « On a parlé de tour­nois à huis clos mais qu’est‐ce que cela veut dire ? Le tennis c’est le partage, les joueurs sont sur le court, ils veulent vivre leurs émotions avec la foule, c’est une fête. Ce n’est pas juste un tournoi sec sans émotions. C’est comme faire un bon plat sans l’in­gré­dient qui lui donne toute la saveur. »

Ce qu’ou­blie de dire Gérard, c’est que le modèle écono­mique des tour­nois du circuit sont financés très large­ment par les produits dit VIP, que la part des droits TV n’est pas aussi impor­tante que dans le foot­ball par exemple. Le tennis n’a donc pas les « moyens » de se payer du huis clos sauf sur le circuit secon­daire où quelques fois c’est déjà le cas sans le vouloir.