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Maintenant ou jamais ?

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La France joue une Allemagne dimi­nuée en quart de finale ce week‐end à Nancy. Il est donc presque logique de se projeter plus en avant et surtout de prévenir nos Bleus qu’ils n’ont pas le droit à l’er­reur. Explications.

Même si personne n’en parle réel­le­ment, le premier tour de la Coupe Davis a livré un verdict que tous les passionnés ont déjà en tête. Celui d’une finale France‐Suisse 100% fran­co­phone où Roger et Stan iraient cher­cher le graal face à une France survoltée. Mais ne bous­cu­lons pas les étapes car on y est pas encore, et la bande à Jo devra déjà passer l’obs­tacle germa­nique avant d’af­fronter toujours chez nous s’ils l’emportent une République Tchèque avec ou sans Berdych, un Japon, néophyte avec ou sans Nishikori. 

La Coupe Davis a beau être décriée par certains spécia­listes, elle reste une compé­ti­tion histo­rique, un vrai moyen de se rassurrer. Et quoi que l’on dise, le tennis trico­lore a besoin de ça. Il a besoin de soulever un beau trophée inter­na­tional pour redonner de l’élan, de la joie, et de la passion. Car, il faut bien le recon­naître, l’OPA du Big Four nous a mis dans une situa­tion plutôt paradoxale. 

En effet, le bleu blanc rouge n’a jamais flotté autant sur le top 100, alors même que nos cham­pions n’ont empilé prati­que­ment que des ATP250 ces derniers années. Gagner la Coupe Davis permet­trait donc à nouveau d’écrire une belle page de notre histoire avant de souf­fler un grand coup, histoire de se préparer à un possible et probable grand vide. On pour­rait peut‐être alors oublier que derrière cette géné­ra­tion dite des « nouveaux mous­que­taires », c’est le grand flou, pire le brouillard.

D’ailleurs, c’est presque un symbole de constater que Gianni Mina, invité au chal­lenger de la Guadeloupe, s’est s’in­cliné en début de semaine en deux manches face à Kenny de Schepper, alors même qu’il n’y a pas si long­temps, on le présen­tait comme un possible leader du tennis tricolore. 

Aujourd’hui, classé au delà de la 500e place, Gianni Mina semble perdu pour le haut niveau et tous les espoirs que l’on avait mis en lui égale­ment. Alors, on a beau s’obliger à croire en Lucas Pouille, se rassurer en se disant que les cham­pions deviennent forts de plus en plus tard, cette situa­tion reste inquiétante.

Dans quelques semaines, on commen­cera le bouclage du numéro 40 de GrandChelem, celui pour Roland Garros. Le hasard du calen­drier nous a offert un beau cadeau puis­qu’il s’agit aussi du 40ème anni­ver­saire de la première victoire de Bjorn Borg du côté de la porte d’Auteuil. Raison de plus pour rendre un bel hommage à celui qui a inventé le tennis moderne, qui est devenu rapi­de­ment la loco­mo­tive de toute une nation. Enfin, ça c’était hier, car au dernier clas­se­ment ATP, le premier suédois se nomme Markus Eriksson, et il est 369e mondial. Tout est dit ou presque.

La raquette de Roger Federer, dispo­nible ici !

A propos de l’auteur

Jérémy Alen

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.