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Masters Next Gen, circulez y’a rien à voir

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Si l’on aime le tennis, son aspect drama­tique et donc sa longueur aussi, on ne peut se contenter de l’er­satz proposé à Milan dans un format indi­geste, du coaching intrusif et un suspense qui en fait n’existe pas.

Les joueurs enfilent les jeux avec le « No Ad » et une balle de break est aussi une balle de match, rendant la lecture du duel complè­te­ment aléa­toire. Du coup, il n’y a plus de temps forts ni de temps faibles. Bref, une hérésie totale qui ne valo­rise pas le tennis, mieux, qui le rend ennuyeux.

Innover c’est bien, mais croire en ce type de chan­ge­ments, c’est aussi manquer de respect envers une disci­pline dont le succès plané­taire est réelle. Il n’y a qu’à voir le score de la finale de Bercy diffusée en clair vers la cible des jeunes pour comprendre que le succès du tennis est aussi lié à des choix écono­miques discutables.

Après l’UTS, fantai­siste mais rigolo car telle­ment loufoque, le masters de la Next Gen nous offre donc une bouillie de tennis qu’il serait bon de jeter à la poubelle.

A propos de l’auteur

Jean Muller

Jean Muller est un passionné de tennis depuis sa tendre enfance. Il a appris son métier de jour­na­liste en tant que pigiste pour divers médias de presse écrite, presse régio­nale et presse natio­nale, sites internet de sports. Il a intégré la rédactio, de Welovetennis.fr et Welovetennis Magazine en 2020.