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Non Milos, ne te décourage pas !

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Éliminé par Novak Djokovic en quarts de finale de l’Open d’Australie, Milos Raonic a de quoi être déçu. Certes, il est tombé sur plus fort que lui, mais il avait de quoi se battre d’avan­tage et possé­dait de solides argu­ments pour titiller le numéro un mondial. Ayant montré de grands progrès durant cette quin­zaine, Raonic peut prochai­ne­ment passer un cap. La défaite d’au­jourd’hui doit en être le point de départ.

La nuit est tombée sur Melbourne quand Milos Raonic entre sur le court de la Rod Laver Arena. En grande forme, le Canadien est sur de ses forces avant d’af­fronter un Novak Djokovic tout aussi confiant. À peine plus de deux heures de jeu plus tard, Raonic prend la porte. 7–6(5) 6–4 6–2, le score est sans appel. Ne cher­chez pas dans les statis­tiques, rien ne peut venir contre­ba­lancer la lour­deur du résultat. Un service en berne – seule­ment 72% de points remportés derrière sa première balle -, et un retour des plus mous. Milos Raonic ne s’est en effet procuré abso­lu­ment aucune balle de break, ne rempor­tant que 15% des points sur la mise en jeu du Serbe ! Mais bon Dieu, où est passé ce Raonic qui étrillait ses adver­saires aux tours précédents ?

Raonic perdu dans la galaxie Djokovic

Aujourd’hui, Milos Raonic a semblé être aspiré par un trou noir, dans un remake tennis­tique du film Interstellar. Son jeu ne fonc­tion­nait plus, barré par la défense dingue d’un Novak Djokovic présent sur tous les fronts et tout simple­ment trop fort. Le Canadien a été emporté ailleurs par un joueur sur une autre planète, dans une autre dimen­sion. Cependant, il y a de très bonnes choses à retenir après cette défaite. Le demi‐finaliste de Wimbledon 2014 a montré un vrai fond de jeu, contras­tant avec son tennis précé­dent, unique­ment porté par un service de feu. Milos Raonic a fait de grands progrès dans plusieurs secteurs de jeu tels que le revers, tout en repous­sant les limites de sa mise en jeu. De plus, il a très bien su s’en­ca­drer ces deux dernières années, pièce maitresse de son éclo­sion au sein de l’élite du tennis mondial.

Un jeu en constante progression

Grace à l’in­tro­ni­sa­tion il y a un an du duo Ljubicic/Piatti dans son enca­dre­ment, Milos Raonic a pris une autre dimen­sion. Le Canadien est plus sérieux et moins fébrile au moment de faire la déci­sion. À l’heure de faire le bilan de cet Open d’Australie, on peut consi­dérer que ce quart de finale vaut bien plus qu’il n’y paraît, sachant qu’il a préci­pité Raonic dans le préci­pice, tombé au champ d’hon­neur contre un adver­saire hors de portée. Alors, qu’es­pérer en début de saison pour le natif de Titograd ? Avec des tour­nois comme Rotterdam et Marseille, il doit engranger des points, de la confiance et de la constance avant de voir arriver le mois de mars. Quatre semaines d’une gran­dis­sime impor­tance pour Milos Raonic, avec un premier tour de Coupe Davis contre le Japon de Nishikori, et deux Masters 1000 sur dur où il a des points à prendre. Cependant, tout cela se joue dès main­te­nant, dans la capa­cité de Raonic à trans­former cette défaite en élément déclen­cheur de grandes choses pour la suite. Alors, non Milos, ne te décou­rage pas !