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Richard c’est Henri qu’il te faut !

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On a en déjà fait des tonnes sur Richard Gasquet, et d’ailleurs le texte d’Apolline, « Gasquet a un corps qui ment » fait partie de nos « Best Seller », il n’empêche que le Français a le don de se mettre dans des situa­tions diffi­ciles quasi indé­fen­dables. C’est pour­quoi WLT a cherché une solution.

Que l’on cesse de dire à Richard qu’il a du talent, oui que l’on cesse parce que au tennis le talent ne suffit pas, ou plutôt ne suffit plus. Et si Richard a un bras éton­nant notam­ment en revers, il y a d’autres joueurs sur le circuit qui présentent une frappe de balle aussi sèche, qui ont un bras aussi rapide. D’ailleurs le souci de Richard se situe déjà là, dans l’idée que l’on se fait du talent, là où d’autres expliquent qu’il ne peut y avoir talent sans perfor­mance. Et encore on pèse nos mots car dès son plus jeune âge il y a des amou­reux de la petite balle qui ont osé parlé de génie. 

A ces passionnés, on expli­quera genti­ment que le tennis est un sport de duel, d’at­ti­tude, de mental …et de tech­nique. L’attitude c’est aussi donner l’im­pres­sion que tout est milli­métré, réfléchi, calculé, argu­menté, que l’on aime ce sport par‐dessus tout, que l’on est prêt à tout donner, à mourir sur le court. 

Lorsque l’on avait fait notre dossier sur le Plaisir du tennis, on avait inter­viewé Richard, croyant qu’il aimait par‐dessus tout taper dans une balle. Qu’elle ne fut pas notre surprise lorsque une personne très proche du milieu des joueurs nous remis à notre place en nous disant : « Richard et le plaisir, mais vous rigolez, vous avez fait une vraie erreur de casting et cela tout le monde le sait », il était trop tard, le numéro 2 était déjà imprimé. 

Mais cette réflexion, plus tard véri­fiée, et confirmée par une inter­view épique dans l’Equipe nous avait ouvert les yeux. On compa­tis­sait alors même pour ce jeune homme, tout de même 6ème mondial, traî­nant dans son sillage sur le circuit son paternel et sa maman habillés tous les deux de la tête au pied du célèbre croco, et qui ne jouait au tennis que par obligation.

Cette consta­ta­tion faite, on allait donc pouvoir décrypter tran­quille­ment la carrière de notre espoir éternel. La facétie de l’US Open est donc dans la droite ligne d’une saison qu’il faut au plus vite effacer sous peine d’un suicide tennis collectif. Car cette saison qui devait être celle de la confir­ma­tion, après un cru 2006 plus que respec­table, est désas­treuse. Désastreuse dans les perfor­mances, et surtout désas­treuse dans l’Esprit. Et c’est bien là où le cas Richard est presque indé­fen­dable car l’état d’es­prit cela ne dépend ni d’un coach, ni de l’en­tou­rage, l’état d’es­prit c’est une éduca­tion, une envie de prouver, une envie de se faire aimer.

On peut donc faire le paral­lèle à l’heure d’au­jourd’hui avec le début de la carrière d’Henri Leconte. Dans son livre, Henri explique assez bien comment et pour­quoi il a pu enfin se libérer et devenir lui‐même et parvenir enfin à être perfor­mant. C’est pour­quoi au final, on se dit que même si Guillaume Peyre est un bon coach, il l’a prouvé avec Marcos Baghdatis, Richard a besoin d’un vrai guide. 

Par son parcours, son talent, son style de jeu, Henri nous parait tout à fait adapté pour cette tâche. Il pour­rait stopper très vite le désa­mour entre le « génie » et la famille du tennis. Car à force de donner l’im­pres­sion de balancer, Richard risque lui aussi de créer une vraie frac­ture avec son public, et en général cela se finit sous les sifflets à Paris Bercy…parlez en à Henri, il en tremble encore !

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