AccueilLe blog de la rédac’Roddick se sépare de Connors : à quoi servent les coachs

Roddick se sépare de Connors : à quoi servent les coachs

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Andy Roddick l’a annoncé en confé­rence de presse après sa victoire face à Nadal, Jimmy Connors n’est plus son coach. Avec Roger Federer, cela fait deux joueurs du top 10 sans entraî­neur, sans mentor. Une évolu­tion intri­gante et qu’il faut suivre de près.

« J’ai vécu des moments auprès d’une légende comme Jimmy Connors. Cela a été fantas­tique, enfin d’un point de vue tech­nique, j’ai beau­coup progressé notam­ment côté revers, et cela je m’en souvien­drai ». C’est avec ses mots qu’Andy Roddick a rendu hommage à Jimmy Connors, son coach depuis juillet 2006.
A l’époque le contrat entre les deux hommes était clair. « J’aimerais essayer de lui donner ce qui a fait être ce que j’ai été. » avait annoncé Jimbo, l’homme aux 105 titres ATP dont 8 Grands Chelem. Sorti du top niveau mondial, un peu en perdi­tion à l’époque, Jimmy Connors a eu le mérite de redonner confiance au numéro un améri­cain même si malgré une finale à l’US Open, Andy Roddick n’a pas donné l’im­pres­sion de vrai­ment progresser ni en terme de tactique, ni dans son jeu vers le filet. 
On retiendra de cette colla­bo­ra­tion l’idée qu’au­jourd’hui Andy sait faire un revers coupé. Il reste que si l’on retire son service, l’Américain ne pèse pas bien lourd face à la palette tech­nique, mentale d’un Djokovic par exemple, qui a récité son tennis face à Andreev en quart de finale.«Pour l’ins­tant je suis bien tout seul, et il faut surtout que je me dise que je peux parvenir à trouver les solu­tions. Aujourd’hui face à Nadal, je savais ce que je devais faire pour l’emporter, et je n’ai pas paniqué » souli­gnait toujours Andy Roddick, que l’on ne peut pas taxer de faire dans la langue de bois. 

Alors qu’à un moment le coach était la figure de proue du tennis mondial, que beau­coup d’entre eux, de Hopman à Bergelin en passant Bollettieri ont construit des empires et des légendes, il semble que la tendance soit à l’in­dé­pen­dance. « Nous nous sépa­rons pour des soucis logis­tiques » a évoqué Andy pour justi­fier cette déci­sion, le même refrain que Roger Federer avec Tony Roche, même si le Suisse avait aussi pointé le fait que l’Australien ne pouvait pas lui apporter plus qu’il ne l’avait fait. 

De tout cela se dégage une vérité. Une ancienne star du circuit comme Jimmy Connors ou Tony Roche aiment le tennis et aiment conseiller des cham­pions jusqu’à une certaine limite. Cette limite ce sont les voyages, les valises, le déca­lage horaire. Tout cela use. C’est pour­quoi très peu d’an­ciens ténors s’en­gagent dans cet univers. Souvent, ils préfèrent jouer le rôle de consul­tant TV. C’est bien payé, ça prend 6 semaines par an et c’est l’oc­ca­sion de rester au contact, bien au frais, la paille dans le nez. 
De l’autre côté, l’au­to­nomie des joueurs a évolué, la réus­site n’est plus obli­ga­toi­re­ment liée à un duo coach‐joueur. Souvent on préfère même un team avec des compé­tences très précises pour avancer plus vite. C’est le choix fait derniè­re­ment par Andy Murray (prépa­ra­teur physique, prépa­ra­teur mental, etc) qui a largué un Brad Gilbert toujours aussi enva­his­sant avec à la clé quelques résul­tats prometteurs.

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