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Roger Federer dans le texte

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Après son succès face à Falla, Roger Federer s’est livré pendant plus de trente minutes à la presse. Toujours aussi bon client, avenant, et poly­glote, Roger est aussi le numéro 1 avec les médias, c’est une certitude !


« Je comprends main­te­nant pour­quoi il y a beau­coup de papiers sur lui. Outre le fait qu’il est le meilleur joueur du monde, voire de l’his­toire, lundi après avoir répondu à tous les médias, il a encore réussi à trouver une blague pour les radios fran­çaises. Ce mec est incroya­ble­ment profes­sionnel, c’est impres­sion­nant, et selon moi cela traduit un sacré équi­libre »
nous lance le gardien de la porte de la « Main Room » du centre de presse. Et il n’a pas tort, car quelques minutes plus tard, voila Roger Federer dans un anglais sur mesure qui répond sans sour­ciller à toutes les ques­tions même celles qui n’ont rien à voir avec son match du jour. Quand un jour­na­liste asia­tique lui demande s’il est pour au contre un toit à Roland Garros, il l’apos­trophe en lui disant : « Toi tu as un papier à faire ».

Quand un autre l’in­ter­roge mais que Roger ne le voit pas parce qu’il est situé à l’ex­trême droite de la salle et qu’il est ébloui par les projec­teurs, Roger le chambre quand il l’aper­çoit enfin : « Je croyais que tu étais caché dans le placard derrière moi (là où sont situés les hauts parleurs) ». Bref Roger est cool, il est chez lui, et forcé­ment sa parole est celle du messie. Sur le fait qu’il ne crie pas souvent en match voilà comment il évoque le sujet : « Il y a des joueurs qui aiment crier moi je ne le fais que quelques fois. Visiblement cela permet à ceux qui le font de rentrer dans une certaine transe. C’est ça non, on dit bien la transe ? (NDLR : l’en­semble des jour­na­listes lui disent alors oui pour approuver sa richesse de voca­bu­laire), sur les cris, y a un truc que je n’ap­précie ou que je ne comprends pas, ce sont les joueurs qui crient sur trois points de suite et qui subi­te­ment s’ar­rêtent ». Sur le DVD et les stats données pas l’or­ga­ni­sa­tion de Roland Garros, Roger livre alors quelques petits secrets : « C’est bien d’avoir ces matches en video. On peut voir des choses avec mon coach. Mais je ne vous cache pas que ce n’est pas moi qui m’oc­cupe de les archiver. Ca c’est le boulot de mon père. On ne va pas en garder 1000, mais au moins 100, les meilleurs ». Enfin, alors qu’il pouvait jouer Olivier Rochus avec lequel il avait gagné le double Juniors à Wimbledon, Roger a été logi­que­ment assailli par la presse belge : « Olivier a certai­ne­ment le plus beau revers du circuit. C’est vrai que quand j’étais jeune j’avais du mal à le battre. Depuis ca a changé. C’est pareil avec Malisse. Je me rappelle notam­ment d’une sacré rouste. Tout le match il m’avait fait amortie‐lob, amortie‐lob, un enfer ! ». Inutile de dire que l’en­semble de la presse était hilare. Roger est un vrai comique, et on le répète, ses confé­rences de presse, surtout en première semaine sont souvent de vrais one man show, merci Rodger !

PS : Ce texte ne permet pas la rédac­tion de commen­taires parce qu’ un certain nombre de personnes croient y déceler un second degré voire un troi­sième à la simple lecture de la signa­ture de son auteur. C’est RIDICULE et c’est mécon­naitre la passion pour ce sport qui anime chaque jour son auteur. Je l’af­firme tout haut je suis admi­ratif de Roger Federer qui a permis au tennis de se relancer et qui permet à notre projet GrandChelem/Welovetennis de conti­nuer à progresser. Cet hommage est sincère tout simplement. 
En revanche nous pensons qu’à terme nous allons devoir prendre des sanc­tions réelles envers les inter­nautes qui utilisent ce site comme s’ils étaient chez eux. Qu’ils créent leur propre plate­forme !Ils auront alors l’oc­ca­sion de s’ex­primer libre­ment. Ils verront aussi l’énergie que tout cela prend. Finissons par une bonne nouvelle : merci à vous chers inter­nautes, notre audience a battu son record histo­rique hier ! 

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.