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Se réjouir du titre d’Andy

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2012 marquera défi­ni­ti­ve­ment l’his­toire du tennis. Roger Federer y a remporté son 17e titre à Wimbledon tout en deve­nant à nouveau le nouveau numéro 1 mondial battant ainsi le nombre de semaines de Pete Sampras. Rafael Nadal a du faire l’im­passe sur près de quatre mois de compé­ti­tion voir plus. Novak Djokovic a confirmé son nouveau statut obtenu en 2011. Enfin, Andy Murray, a remporté son premier titre dans un tournoi du Grand Chelem, quelques semaines après avoir raflé l’or olym­pique sur ses terres. Un titre et un avène­ment mérités dont il faut se réjouir, oui, se réjouir.

Nous n’avons pas toujours épargné l’Ecossais à Welovetennis/GrandChelem. Nous étions comme vous tous, agacés par une certaine noncha­lance, voir un compor­te­ment toujours à la limite de la spor­ti­vité. On se souvient forcé­ment de sa comédie face à Nieminen ou encore devant notre Richie national lors de ce Roland Garros 2012. Logiquement, ce lundi soir, on l’at­ten­dait donc au rendez‐vous. Andy allait‐il rester dans la case looser ? Ou passerait‐il dans celle du winner ? 

Sujet d’au­tant plus sérieux que nous étions dans ce début de semaine toujours en bouclage de notre numéro 30 et que nous atten­dions évidem­ment l’issue de ce match capital pour choisir notre une. Et bien, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Andy Murray ne nous a pas grugés. Mieux, il a été comme on voulait qu’il soit. Hargneux, rapide, effi­cace, friable, et surtout vainqueur…
Vainqueur contre ses peurs, vain­queur contre l’idée de rester toujours au pied du « Graal », vain­queur contre tous ceux qui pensaient qu’il ne parvien­drait jamais à se réaliser.

Pour y parvenir, l’Ecossais a du sûre­ment aller cher­cher très loin, puiser des ressources insoup­çon­nées, et se baser égale­ment sur des prin­cipes simples énoncés par son nouveau coach Ivan Lendl. Et à ce niveau là, le Tchèque, qui a été le premier vrai profes­sionnel du circuit mondial, doit avoir des recettes bien à lui. Son impas­si­bi­lité face au succès pour­tant extra­or­di­naire de son poulain en dit long au final sur l’am­bi­tion future du team Murray.

« Il est venu me féli­citer en me disant qu’il était fier de moi, c’est tout » a expliqué Andy Murray lors de la confé­rence de presse concer­nant l’éven­tuel effu­sion de joie qu’il y aurait pu avoir entre l’élève et le maitre. Certains trou­ve­ront cela ringard, voir d’un autre âge, et surtout moins festif que les parties de cham­pagne du clan Djokovic. D’autres y verront peut‐être l’idée que l’aven­ture ne fait que commencer. 

Et il faut bien avouer que l’on en fait partie. Oui, Andy a vaincu le signe indien. Oui, il gagnera d’autres tour­nois du Grand Chelem. Et oui, il faut se réjouir qu’un garçon aussi doué, aussi fin tacti­cien puisse lui aussi devenir à un moment une petite idole de notre sport préféré. « Lendl portait des chemises déssi­nées comme des vieux vitraux d’une cathé­drale désa­fectée » résu­mait Patrice Dominguez pour définir l’am­biance qui entou­rait le joueur tchèque quand celui‐ci péné­trait sur un court. Andy a décidé de protéger ses chevilles avec des « prothèses ». Un jour, il répondra surement à un jour­na­liste entêté que c’était pour éviter qu’elles ne gonflent à chaque fois qu’il rajoute une ligne à son palmarès. 

A propos de l’auteur

Jérémy Alen

Journaliste / Rédacteur chez We Love Tennis.