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Simon avait un plan !

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Méthodiquement, Gilles Simon qui confirme qu’il est un fin tacti­cien a usé l’Espagnol en lui propo­sant un jeu presque iden­tique au sien avec une petite variante qui a fait son effet : le coup de fusil. Analyse d’un braquage qui peut laisser des traces chez le numéro 1 mondial. 

D’abord être à la hauteur physi­que­ment !
Hier en fin de soirée, Lionel Roux s’est un peu lâché en répon­dant à une ques­tion concer­nant le dopage. « C’est vrai que beau­coup de joueurs se posent des ques­tions, un temps ce fut Agassi, aujourd’hui c’est plutôt à propos de Nadal ». Difficile d’être plus clair même si vu le tollé sur le blog de Canal, Lionel recti­fiait le tir : « Attention, je n’ai jamais dit que Nadal se dopait ». Tout ceci pour mettre en avant le fait que les muscles, si muscles il y a, ne sont pas la solu­tion dans un sport où l’oeil et la vitesse font aussi la diffé­rence comme Gilles Simon l’a prouvé ce samedi pendant plus de trois heures. Fin, plus que fin que Gilles Simon tu meurs, et pour­tant le « mec » a battu Nadal au défi physique. Dans le troi­sième set, il semblait être encore plus frais, du moins plus tonique que l’Ibérique. Pour espérer battre Nadal, il faut donc un physique suffi­sa­ment fort pour accepter les rallyes dans l’idée d’en gagner au moins autant si ce n’est plus que son adver­saire, il s’agit donc aussi de mental, mais le physique est souvent la clé du mental donc…

La stra­tégie du coup de fusil
Avoir l’arme fatale, le coup qui tue, souvent décroisé, coté revers ou coup droit, est un vrai plus, surtout quand il est décoché après quelques échanges. Fixer Rafa, rentrer dans sa filière, lui donner confiance, et boum balancer un pin sans le suivre obli­ga­toi­re­ment au filet, Simon a mis en oeuvre ce schéma tout au long du match avec une vraie régu­la­rité et une science des trajec­toires exceptionnelle.

Fixer Rafa aux 34 coté revers 
Au lieu de mettre une balle centre molle sans consis­tance, il vaut mieux obliger Rafa à faire un effort, et cela Simon l’a aussi compris en jouant souvent une balle neutre légè­re­ment sur le revers, 95% du temps, Nadal contour­nait son revers pour dominer l’échange avec la fameuse Nadala.

Rester relax, prendre du plaisir
Comme Tsonga, Gilles n’a cessé de sourire mais de rester concen­trer. Toujours dans le match, s’il a été quelques fois étonné par son niveau de jeu, il a conti­nuel­le­ment semblé prendre un vrai plaisir à défier le numéro 1 mondial sur ses terres.