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Simona Halep, le droit à la défense, et à l’innocence…

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Quand une affaire de « dopage » éclate, il est assez rare que le cham­pion vienne à la barre pour expli­quer qu’il s’agit de la vérité, qu’il prenait régu­liè­re­ment des substances illi­cites pour améliorer ses performances. 

Ce fut d’ailleurs le cas de Maria Sharapova et c’est aussi ce qu’il se passe en ce moment avec Simona Halep. 

Il faut dire que la Roumaine risque quand même quatre ans de suspen­sion, ce qui est presque syno­nyme d’une fin de carrière anticipée. 

Alors, il n’est pas éton­nant de voir le monde du tennis se lever comme un seul homme évoquant la person­na­lité de la Roumaine, sa gentillesse et son fair‐play. 

Un mouve­ment soli­daire qui, para­doxa­le­ment, n’avait pas eu lieu quand Sharapova, la divine, avait elle aussi été « prise la main dans le sac ». Il exis­te­rait donc des profils capables de et d’autres non…

Au final, malgré ces commen­taires, la réalité d’un tube de labo­ra­toire n’a rien de suggestif. 

Alors, bien sûr que Simona doit se défendre, et bien sur qu’elle doit véri­fier si l’en­semble de la procé­dure a été respectée. 

Une fois ce check‐up validé, elle pourra alors aussi étayer sa théorie du complot, celle qui consiste à affirmer qu’elle aurait été « dopée » à son insu. 

Dans l’his­toire du sport, cela a déjà été effi­cace, le seul problème par la suite sera donc de trouver le vrai coupable. 

A propos de l’auteur

Laurent Trupiano

Laurent Trupiano est jour­na­liste depuis plus de 25 ans, il a travaillé pour divers médias (Le Parisien, Le Point, Radio France), il a été le co‐fondateur de Sport24.com. En 2007, il a créé le maga­zine We Love Tennis et lancé le site Welovetennis.fr en 2013. Aujourd’hui, il est le direc­teur de la rédac­tion des deux supports.