Dixième titre pour Jo Wilfried Tsonga, le deuxième à Marseille, pour clore une semaine plutôt agitée où par deux fois il a fallu écarter des balles de match. Le numéro un français a écrit une nouvelle belle page de sa carrière et de son rapport avec le public.
Jo vient de sauver sa cinquième balle de match face à Tomic en quart de finale, quand, enfin, il ose haranguer la foule. L’effet est immédiat, surtout du côté de Marseille, la foule lui répond et l’adrénaline monte d’un cran. L’adrénaline, c’est un peu le carburant du numéro un français, toujours capable de se surpasser quand il sent que ça vaut le détour. Et ce Tomic‐là n’était pas une proie facile, tant l’Australien a du talent. Mais à force de prise de risques, et surtout d’une certaine constance, il a su l’emporter pouvant ainsi célébrer son succès avec la fameuse danse des pouces.
Générosité et responsabilité, voilà aussi le credo de Jo, toujours prêt à aller au combat. Ambition aussi, notamment cette année où il a pris réellement ses responsabilités. Pas étonnant de le voir s’arracher comme jamais pour faire taire les critiques et dominer enfin un top 8. Aujourd’hui, en finale, il n’a jamais baissé la garde, il est resté sur sa ligne tactique avec du punch en coup en droit et beaucoup de solidité côté revers. Tout cela complété par un physique au taquet.
Résultat : une victoire probante et de prestige face à Tomas Berdych. Un succès qui va lui permettre de viser plus haut. Enfin, c’est ce qu’on peut espérer ou croire. Vendredi, alors que j’avais rendez‐vous avec son agent, on a discuté de plusieurs sujets avant que je lui lance : « Tu sais, pour que l’on fasse un livre « Tsonga, mon amour », dans la collection Welovetennis, il faudrait qu’il gagne un tournoi du Grand Chelem. » La réponse de son agent fut rapide et concise : « Alors tu vas devoir le publier cette année. »
Publié le dimanche 24 février 2013 à 17:43



