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Wake-up « Rodgeur », on a besoin de toi !

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Rarement Roger Federer nous a laissé cette impression de « je m’enfoutisme » lors d’une rencontre aussi importante que celle qu’il a jouée face à Andy Murray. On parle bien sûr de sa prestation dans le troisième set de sa demi-finale à Indian Wells. Il est donc logique de se poser quelques questions sur un début de saison presque catastrophique pour un champion aussi légendaire. Et pourtant le tennis a encore besoin de lui et notamment pour qu’il fasse péter le record de Pete.

« Avant sur les points décisifs, il était créatif. Au service, il était impitoyable. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. Il fait un nombre incroyable de double fautes. Il fait les mauvais choix. Et pire, alors qu’on lui louait un oeil précis, le voila qui demande le hawk-eye sur des balles très largement dehors comme s’il espérait un geste du divin. J’ai beau tourner le problème dans tous les sens, je ne comprend pas » nous a expliqué aujourd’hui un de nos confrères bien aimé de la presse hélvétique, Christian Despont du Temps.
Et force de constater que ce bilan est tout à fait exact. Il semble bien que quelque chose se soit enrayé chez le Suisse ! Toutes les suppositions circulent chez les fans et les spécialistes. Trop de pression depuis qu’il s’est mis dans la tête de battre le record de Pete Sampras ? Syndrôme Nadalien ? Manque de préparation physique ? Concurrence de plus en plus forte ? Lassitude mentale ? Influence de son clan ?
Difficile aujourd’hui d’écarter avec vigueur l’une de ses explications. « Quand on parle d’un coach comme solution, il faut evidemment en trouver un que Roger respecte, qui peut lui apprendre quelque chose, l’équation n’est pas simple. De plus, depuis quelques temps, Roger a réduit son clan, il ne veut plus « trimbaler » toute une équipe avec lui, il s’est vraiment recentré sur lui même «  note encore Christophe Despont.
On a beau être nadalien jusqu’au bout des ongles. Nadal est aujourd’hui ce qu’il est grâce à Federer. Le Federer au coup droit qui claque, le Federer qui sert l’ace à 40A, le Federer qui attaque, en somme le Federer de l’US Open.

Ce n’est pas si loin, enfin presque. Depuis, il y a eu ce début de saison synonyme « d’exhibs » en tout genre, de matches pour du beurre. Il y a eu une énième déclaration d’amour pour la Coupe Davis qui s’est terminée en forfait très diplomatiquement accepté par les siens. Et il y a eu ces larmes non contenues en finale de l’Open d’Australie. Des larmes diversement interprétées. Positivement, par ceux qui y voient un Federer plus humain. Négativement pour une championne comme
Amélie Mauresmo qui nous a confié dans le numéro 11 de Grand Chelem que cela avait gâché la fête de Rafael Nadal.
Bref, après cette défaite face à Murray, les Federiens que nous sommes aussi sont dans l’expectative et inquiets. D’autant que la saison sur terre battue est proche, que pour la première fois depuis très longtemps, le Suisse a décidé de faire l’impasse sur l’Open de Monte-Carlo. Tournoi qu’il avait désigné comme le plus beau du monde. C’était il y a deux ans quand il était monté au front pour défendre le statut de l’épreuve de la Principauté. A l’époque, il était numéro 1 mondial, sur de lui, et de son jeu. Que le tennis moderne va vite, très vite !

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